Scopelec, le sous-traitant d’Orange, annonce “plusieurs centaines” de licenciements

Les salariés de Scopelec manifestent à Paris le 7 avril 2022, à la veille d’une décision attendue du tribunal de commerce de Paris sur un litige opposant l’entreprise au géant français des télécommunications Orange. ALAIN JOCARD / AFP

En difficulté depuis la perte d’un important contrat avec l’actuel opérateur de télécommunications, Scopelec, sous-traitant d’Orange spécialisé dans le déploiement des réseaux de télécommunications, a annoncé mercredi 6 juillet un plan de sauvegarde du travail (PSE) qui prévoit le licenciement de “plusieurs centaines de personnes”. ” de ses employés ».

Entre cinq cent et cinq cent cinquante salariés devraient être concernés, a indiqué une source proche du dossier ; le nombre de huit cents licenciements avait d’abord été évoqué. Depuis fin 2021, il y a eu plus d’un millier de départs – volontaires ou ouvriers levés par d’autres entreprises du secteur – a précisé cette source. Scopelec est la première société coopérative et participative (SCOP) de France, avec trois mille six cents salariés, qui détiennent 74,8% du capital.

Scopelec a assuré pour Orange le placement de la fibre optique et la maintenance du réseau cuivre. L’entreprise est sous-traitante de l’opérateur historique depuis 1973, année de sa création. Orange a été le premier client de l’entreprise. Les contrats perdus représentent environ 150 millions d’euros par an, soit 40 % du chiffre d’affaires annuel de la plus ancienne coopérative française, estimé à 475 millions d’euros en 2021.

Depuis l’annonce en décembre 2021 de la perte de ce contrat, des solutions de redistribution interne ou externe ont été trouvées pour environ sept cents salariés. Mais plusieurs centaines de techniciens concernés par la cessation d’activité d’Orange restaient sous la menace d’un licenciement, principalement en Normandie, Charente, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés Fibre optique : 1 900 emplois menacés chez Scopelec, sous-traitant d’Orange et plus grande SCOP de France

“Du fait de la perte des marchés d’Orange, l’entreprise devra encore licencier plusieurs centaines de ses salariés et chercher à mettre en place une restructuration sociale plus respectueuse de ses engagements sociaux dans le cadre de la procédure de sauvegarde”, a expliqué le groupe. a-t-il déclaré mercredi dans un communiqué.

Révocation du président du conseil d’administration

Scopelec a également annoncé le départ “dans les prochains mois” de son président exécutif Thomas Foppiani. La direction a entamé des “démarches” pour trouver un successeur. « L’entreprise salue le travail réalisé par Thomas Foppiani tout au long de son mandat et notamment au cours des sept derniers mois tendus qui l’ont conduit à travailler à une solution avec l’État et Orange pour faire valoir les droits légitimes de Scopelec et préserver le plus d’emplois possible, comme conséquence de la perte brutale de ces contrats », souligne le groupe.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Orange : après la perte de leurs contrats, Scopelec augmente la pression judiciaire contre l’opérateur

Informée mi-novembre 2021 de la perte du contrat, arrivé à échéance fin mars, l’entreprise estime n’avoir eu aucun signal d’alarme d’Orange sur ce déficit et n’a pas eu le temps de se préparer. Scopelec a présenté le 30 juin, devant le tribunal de commerce de Lyon, les grands axes de son projet de PSE, qui doit être validé a priori en septembre. De son côté, Orange doit confirmer ses engagements à son sous-traitant.

À lire aussi : Télécommunications : Devant Orange, Scopelec écope d’une suspension judiciaire

Le monde avec l’AFP

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *