EDF : le processus de succession de Jean-Bernard Lévy est enclenché

Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF, février 2020, à Paris. FRANCOIS GUILLOT / AFP

C’était à prévoir. Suite à l’annonce mercredi 6 juillet d’une nationalisation d’Électricité de France (EDF), dont l’État détient désormais 85 % du capital, le processus de succession du président-directeur général (PDG), Jean-Bernard Lévy, s’est engagé . “Alors que l’entreprise lancera des projets d’envergure dans les prochains mois, l’Etat et Jean-Bernard Lévy se sont mis d’accord pour lancer immédiatement le processus de succession de ce dernier à la tête d’EDF”, a indiqué Bercy dans un communiqué. .

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M. Lévy, dont le mandat devait prendre fin au plus tard le 18 mars 2023, compte tenu de la limite d’âge fixée par les statuts de la société, pourrait finalement quitter la société avant cette échéance. “J’espère que la nouvelle direction d’EDF sera opérationnelle dès la rentrée prochaine”, a déclaré le ministre de l’Economie Bruno Le Maire à Europa 1.

Il a remercié Jean-Bernard Lévy, nommé PDG d’EDF sous la présidence de François Hollande, en 2014, pour le travail accompli et a démenti que son départ anticipé ait été une sanction. Jean-Bernard Lévy a singulièrement critiqué en janvier dernier la décision du gouvernement d’obliger EDF à vendre davantage d’électricité nucléaire à bas prix à ses concurrents. « D’un commun accord, on s’est dit : il y a une nouvelle page à écrire, le début du quinquennat, de nouvelles orientations, c’est bien d’avoir une nouvelle direction pour donner un nouvel élan à l’entreprise », raconte Bruno Le . Maire.

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Entre-temps, le Conseil d’administration a renouvelé sa confiance à Jean-Bernard Lévy, qui continuera d’exercer ses fonctions jusqu’à la nomination de son successeur. Concernant le profil de ce dernier, Bruno Le Maire a ajouté : « Il faut que ce soit quelqu’un qui maîtrise les grands programmes industriels (…) et qui ait ensuite (…) aussi le sens de l’engagement. Avec les syndicats, avec la Commission européenne, nous devrons tous trouver un compromis sur la transformation de cette entreprise. »

“La feuille de route de la future direction d’EDF, c’est de produire plus (…) au plus vite, c’est la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires EPR et c’est la recherche de l’engagement dans les énergies renouvelables”, résume Bruno Le Maire.

Le groupe devra également gérer sa situation financière très dégradée. L’énergéticien a essuyé des revers, notamment dans la construction de son nouveau modèle de réacteur, l’installation de l’EPR à Flamanville (Manche), avec plus de dix ans de retard et dont le coût a quasiment quadruplé. Il a aussi souffert de la décision du gouvernement de l’obliger à vendre plus d’électricité bon marché à ses concurrents, pour contenir la facture d’électricité des ménages et des petits professionnels.

Marjorie Cessac

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