Plus de 4 000 postes d’enseignants non couverts par les concours en 2022

Des enseignants réunis à l’école Alix-de-Bretagne de Saint-Aubin-du-Cormier le 7 mai 2020. JEAN-FRANÇOIS MONIER / AFP

Une crise sans précédent dans le recrutement des enseignants est en train d’émerger. Plus de 4.000 places n’ont pas été pourvues lors des concours organisés en 2022 sur un total de 27.332 places ouvertes pour l’Education nationale dans les secteurs public et privé, a annoncé jeudi 7 juillet le ministère.

Au niveau national, le taux de places couvertes au premier échelon public est de 83,1%, alors qu’en 2021 il était de 94,7%. Pour les lycées et lycées, le taux de couverture, hors listes complémentaires, s’établit actuellement à 83,4% séance alors qu’il était de 94,1% en 2021, précise Rue de Grenelle dans un communiqué.

Cette crise se traduit « par un renforcement du recrutement des personnels embauchés pour préparer la rentrée 2022 dans de bonnes conditions et préserver les capacités de remplacement dans les académies », a indiqué le ministère de l’Éducation nationale.

De graves déficits de recrutement dans les académies franciliennes

Comme attendu, les résultats des concours pédagogiques du premier degré révèlent de sérieux déficits de recrutement dans les académies franciliennes. Ainsi, dans l’académie de Créteil, les différents concours permettront de recruter un peu plus de 900 candidats sur les 1.665 places ouvertes. “Le différentiel de poste sera couvert par les enseignants embauchés”, a déclaré le ministère.

A l’Académie de Versailles un peu plus de 900 candidats sont admis pour les 1 600 places annoncées. “L’académie a également renouvelé plus de 400 contractuels et 600 nouveaux enseignants contractuels ont déjà été embauchés”, selon le ministère.

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Dans l’enseignement secondaire, dans diverses disciplines à fort effectif, toutes les places ouvertes sont couvertes (notamment histoire-géographie, espagnol, sciences de la vie et de la terre -TSP-, éducation physique et sportive). En revanche, certaines disciplines restent “sous tension”, comme les classiques, qui occupent 57% des places, ou l’Allemagne (55% des places occupées, contre 70% à 81% lors des trois années précédentes).

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Certaines disciplines ont des taux d’admission “insuffisants”, comme la physique-chimie, qui couvre 66,7% des places (80% à 100% au cours des trois années précédentes), les mathématiques, qui couvrent 68,5% des places (contre 84% à 92 % au cours des trois années précédentes), ou les lettres modernes, où 83,5 % des cases sont couvertes (contre 98 % à 100 %).

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Le monde avec l’AFP

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