Boris Johnson. JUSTIN TALLIS / AFP
PORTRAIT – Epuisé par une série de scandales puis démissionne de son gouvernement, le Premier ministre britannique va quitter le pouvoir.
Correspondant à Londres
Une image parodique a fait son chemin ces deux derniers jours sur les réseaux sociaux. On voit le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, répondre au téléphone par les mots suivants : “Le problème, Boris, c’est que tu es déjà venu plusieurs fois…” On comprend que le Premier ministre britannique, en pleine agitation politique, propose de retourner Kyiv. Ses visites en Ukraine et son militantisme sur cette tragique scène internationale ont été les seuls moments de trêve pour Boris Johnson. Localement, les derniers mois n’ont été pour lui qu’un long calvaire. Et finalement il n’a pas survécu politiquement à la guérilla qui durait depuis des mois autour du “Partygate” et autres scandales.
Plus que ses choix politiques, Boris Johnson paie aujourd’hui sa façon de vivre et de gouverner. On disait pourtant qu’il avait changé. Profondément, comme tout homme qui a marché un temps au bord du grand abîme. Sortie de l’unité de soins intensifs…
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