Pour Jean Citone
Publié hier à 18h00, mis à jour hier à 18h50
La déclaration de politique générale d’Elisabeth Borne reçoit une mention “acceptable”, mais le remodelage est “révoqué”. Le Figaro
SONDAGE – Pour 66% des Français, ce remaniement est le signe qu’Emmanuel Macron n’a pas tenu compte des élections législatives, selon un sondage d’Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro. Ils sont très divisés sur le discours de politique générale de la Première ministre Elisabeth Borne.
La déclaration de politique générale d’Elisabeth Borne n’a pas vraiment intéressé ni convaincu les Français. Selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro, 51% des personnes interrogées n’avaient même pas entendu parler du discours du Premier ministre au Parlement mercredi. Parmi ceux qui l’ont suivi en tout ou en partie, seule une petite majorité (51%) a jugé Elisabeth Borne “assez convaincante”.
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Sans surprise, 90 % des partisans de Renaissance partagent cet avis, mais aussi 59 % des partisans des Républicains et 50 % des partisans d’Europe Ecologie Les Verts. Chez les rebelles, en revanche, 81% des personnes interrogées n’ont pas été convaincues par ce discours. Près de 6 Français sur 10 (58%) se disent également insatisfaits de la composition du nouveau gouvernement. Un mécontentement très marqué aux deux extrémités de l’échiquier politique, atteignant 77% du côté de LFI et 76% chez le RN.
Si les Français soutiennent le départ de Damien Abad – visé par une plainte pour viol – (81%), ils sont au contraire 53% à approuver la nomination d’Olivier Véran, ancien ministre de la Santé, au porte-parole du gouvernement. . . Le retour de Marlène Schiappa recueille pourtant 66% d’avis défavorables. Seul un Français sur trois approuve le retour du romancier à l’exécutif.
Les Nupes divisés entre opposition et position constructive
Cette étude révèle également que, pour 66% des Français, Emmanuel Macron n’a pas tenu compte de son vote aux législatives pour composer son nouveau gouvernement. Et il y a unanimité dans ce domaine : hormis ses fidèles « marcheurs » (76 % des sympathisants de la Renaissance estiment qu’il en a tenu compte), les sympathisants de tous les autres partis politiques sont largement majoritaires (jusqu’à 86 % des RN). et 88% d’Insoumis) pour avoir estimé que le président n’avait pas tenu compte du verdict des sondages », estime Céline Bracq, directrice générale d’Odoxa.
Dans une Assemblée nationale sans majorité absolue, les Français sont divisés sur l’attitude à adopter vis-à-vis des partis d’opposition. Dans le cadre de la prochaine révision d’une loi sur le pouvoir d’achat et d’une autre pour lutter contre le Covid, 64% des électeurs LFI estiment que c’est leur fonction de s’opposer au gouvernement et qu’ils ne devraient pas voter pour ces textes s’ils ne le font pas. selon toutes les mesures. Une position partagée par les sympathisants du RN (63%) et ceux d’EELV (53%).
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Pour la majorité des affiliés Renaissance (83%), Socialistes (58%) et Républicains (51%), les partis d’opposition devraient voter, au contraire, en faveur de ces projets de loi, car ces enjeux dépassent les clivages partisans. “Le partage ‘constructif’ entre socialistes et écologistes pourrait aussi compliquer le travail du Nupes qui ne pourra pas aborder ces votes avec la même sérénité que le RN, plus unanime sur la question”, estime Céline Bracq. Les prochaines semaines de débats parlementaires pourraient être très houleuses.
(Cette enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 005 Français interrogés en ligne les 6 et 7 juillet 2022, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.)