L’enquête sur le suicide d’un étudiant déclenchée par #MeTooGay est rejetée

MarioGuti via Getty Images Enquête close sur le suicide d’un étudiant qui a déclenché #MeTooGay (photo d’illustration)

JUSTICE – L’enquête sur l’éventuelle responsabilité d’un élu parisien dans le suicide en 2021 de Guillaume T., un étudiant qui l’accusait de viol et dont le témoignage avait provoqué un mouvement #MeTooGay, a été classée sans plus tarder, alors on savait . Vendredi 27 mai de source proche du dossier.

L’enquête s’est clôturée le 3 mai, a confirmé le parquet de Paris à l’AFP. “C’est simplement venu à notre connaissance à ce moment-là. Toutes les accusations étaient fausses, celles de viol et celles de violences”, a réagi Me Fanny Colin, avocate de Maxime Cochard, conseiller à la mairie de Paris, qui avait été mis en cause.

Me Colin souhaite également que Maxime Cochard et son collègue, qui avaient été « injustement licenciés », soient « immédiatement réintégrés » dans leurs fonctions professionnelles.

Le 21 janvier 2021 sur Twitter, Guillaume T., 20 ans, a inculpé Maxime Cochard, alors élu PCF, et sa compagne de viol. L’électorat a contesté ces allégations, qui ont ensuite déclenché des centaines d’autres messages sur la violence sexuelle dans les cercles homosexuels.

Le Parti communiste a alors annoncé qu’il avait demandé à Cochard et à son camarade “de se retirer de toutes leurs responsabilités au PCF Paris”.

“Abus sexuel”

Le 9 février, Guillaume T. est retrouvé mort, pendu dans sa chambre du campus de Nanterre (Hauts-de-Seine). Au nom de sa famille, Me Élodie Tuaillon-Hibon avait déposé le 18 février 2021 “une plainte contre X pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner”.

L’avocat avait choisi cette qualification pénale, dite de “coups fatals”, qui exigeait de démontrer l’intention de l’accusé de porter atteinte à l’intégrité physique de la victime et que ces atteintes étaient la cause directe du décès.

Elle a fait valoir que des “violences volontaires” auraient pu provoquer son geste, qu’elle a implicitement attribué à Cochard et à son co-animateur, comme “un abus à caractère sexuel pouvant être qualifié de viol, pouvant constituer une violence”. .

Le 22 mars 2021, une enquête a été ouverte par la Brigade de répression des atteintes aux personnes (BRDP). Contacté, Me Tuaillon-Hibon n’a pas souhaité s’exprimer.

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