Fin de l’état d’urgence sanitaire : quelles conséquences pour l’hôpital ?

Soignants du service de pneumologie de l’hôpital de Vannes, en octobre 2020. STEPHANE MAHE / REUTERS

Dans les textes législatifs, les sujets absents comptent parfois autant que ceux qui y figurent. Obligation de vacciner les soignants, carte sanitaire à l’entrée des établissements de santé, port du masque obligatoire… Diverses règles appliquées aux hôpitaux font partie des dernières restrictions autorisées sur le territoire pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Or, ce sont celles-là qui ne figurent pas dans le texte examiné au Parlement sur les dispositifs censés perdurer après la fin de l’état d’urgence sanitaire, prévue le 31 juillet. Ce projet de loi “qui maintient désormais provisoirement un système de surveillance et de sécurité sanitaire dans la lutte contre le Covid-19” est débattu, en séance publique, à partir du lundi 11 juillet, à l’Assemblée nationale, dans le cadre d’une procédure accélérée.

Le temps presse pour l’exécutif. “A partir du 1er août, le gouvernement ne pourra plus prendre les mesures coercitives autorisées par le régime pour sortir de l’état d’urgence sanitaire, en cas de reprise de l’épidémie particulièrement marquée”, a-t-il déclaré.(Renaissance) Sacha Houlié, en commission de droit, mercredi 6 juillet, évoquant “l’usage du carnet de vaccination, des indicateurs ou encore l’obligation du port du masque”.

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Tourné vers l’avenir, ce projet de loi succinct ne prévoit le maintien que de deux mesures, l’une relative à l’extension des systèmes d’information et de surveillance de l’épidémie, l’autre, la possibilité de rétablir des contrôles sur les déplacements”. ou l’une des collectivités d’outre-mer, jusqu’au 31 janvier 2023. « Nous entrons dans une ère où nous sortons des limites, pour passer à la responsabilité de tous », assume Caroline Abadie (Renaissance), députée de la 8e circonscription de l’Isère et locuteur de ce texte “très recueilli”. “On a tous vu le général marre du territoire, après deux ans et demi d’épidémie, il faut faire ce pari. »

Et l’hôpital ? A l’heure où une septième vague épidémique s’avance, avec des établissements sous haute tension en raison d’une crise sans précédent liée au manque de personnel, la question de l’obligation de vacciner les soignants s’est posée dans les interrogations de nombreux députés. Au premier rang, ceux de La France insoumise (LFI), font face à cette obligation, ainsi que ceux du Rassemblement national (RN), ainsi que certains élus de droite ou d’outre-mer, qui ont interpellé le nouveau ministre de la Santé, François Braun, auditionné mercredi en commission.

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