Thierry Monasse / Getty Images Après des mois de procédure judiciaire, Gérald Darmanin a obtenu le non-lieu des accusations de viol portées contre lui par Sophie Patterson-Spatz (photo du 28 mars, à Bruxelles).
JUSTICE – Une victoire judiciaire pour le ministre de l’Intérieur. Ce lundi 11 juillet, il a été révélé que Gérald Darmanin avait obtenu le non-lieu des accusations de viol qui pèsent sur lui, mais pour lesquelles il n’a jamais été inculpé.
C’est BFMTV qui a donné l’information la première, qui a ensuite été confirmée par les avocats du ministre, les professeurs Mathias Chichportich et Pierre-Olivier Sur, ainsi qu’une source judiciaire de l’Agence France Presse. “Pour la quatrième fois en cinq ans, la justice affirme qu’aucun crime ne peut être reproché à M. Gérald Darmanin”, écrivent Mathias Chichportich et Pierre-Olivier Sur, rapportent BFMTV.
#Darmanin : Déclaration des avocats du Ministre : « Pour la quatrième fois en cinq ans, la justice précise qu’aucun crime ne peut être reproché à M. Gérald Darmanin….
— Vincent Vantighem (@vvantighem) 11 juillet 2022
Depuis 2017, le locataire du square Beauvau faisait l’objet d’une plainte pour viol, harcèlement sexuel et abus de confiance déposée par Sophie Patterson-Spatz pour des événements remontant à 2009. Après de longues discussions procédurales et des investigations judiciaires, en janvier dernier, le parquet avait demandé un renvoi en faveur du ministre. L’ordonnance, rendue le 8 juillet, exonère totalement Gérald Darmanin.
Rapports sexuels autorisés
Ces dernières années, l’ancien maire de Tourcoing a été fortement critiqué par l’opposition et la société civile depuis que les allégations ont été rendues publiques.
Sophie Patterson-Spatz a expliqué avoir contacté l’élue, qui occupait alors un poste au sein de l’UMP, pour tenter de faire réviser une condamnation judiciaire la concernant (une affaire de chantage et d’appels malveillants contre une ancienne entreprise). Selon sa version, c’était à ce moment-là que Gérald Darmanin lui avait accordé le soutien du ministère de la Justice en échange de faveurs sexuelles.
Devant les enquêteurs, début 2018, le ministre avait alors confirmé la relation sexuelle, mais écarté toute considération. Devant les enquêteurs, il a précisé que la relation s’était produite “à l’initiative” de Sophie Patterson-Spatz et qu’elle était consentante. Il s’était par la suite longuement clashé avec la plaignante, en mars 2021, sans inciter les enquêteurs à s’orienter vers une mise en examen. En décembre 2020, il avait seulement été placé sous la condition de témoin assisté.
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