Emmanuel Macron sous le feu des critiques après les révélations des « Archives Uber »

Publié le : 11/07/2022 – 12:52Modifié le : 11/07/2022 – 12:54

Alors qu’il était ministre de l’Économie et des Finances, Emmanuel Macron a travaillé discrètement pour faciliter l’implantation d’Uber en France, selon un sondage Le Monde. Des révélations qui suscitent, depuis dimanche, une vague d’indignation au sein de la classe politique française.

Un accord secret qui tourne mal. Depuis la révélation par le journal Le Monde, dimanche 10 juillet, d’un accord entre Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie et des Finances, et les dirigeants d’Uber pour faciliter l’implantation du géant du VTC en France, le président est sous le feu des critiques.

Alors que la gauche punit un gouvernement “par la main des lobbies”, la droite demande au président de “répondre”. L’ancien secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies, qui a supervisé l’affaire, affirme que “les nuages ​​sont tombés”.

05:32 La revue de presse du 11 juillet 2022 © France 24

Un président “lobbyiste”.

En concluant un accord “gagnant-gagnant” avec Emmanuel Macron, l’entreprise américaine aurait accepté d’arrêter son service UberPop en France (service de chauffeur occasionnel), soumis à des procédures légales, en échange d’une simplification des conditions nécessaires pour obtenir un VTC. . Licence.

“Il n’y a pas d’accord, il n’y a pas de contrepartie, il y a un ministre qui a reçu de grands chefs d’entreprise et c’est normal”, a déclaré lundi 11 juillet la cheffe des députés de la Renaissance, Aurore Bergé, défendant l’action d’Emmanuel Macron. .

“Il n’y a pas ‘d’accord’. Il y a un ministre de l’économie qui a reçu publiquement une entreprise qui voulait s’implanter, développer un service plébiscité par les Français et créer des emplois. Et un président qui a garanti les droits sociaux de ces travailleurs.” UberFiles pic.twitter.com/beCc8B057F

— Aurore Bergé (@auroreberge) 11 juillet 2022

Mais pour la gauche, ces révélations fournissent une preuve supplémentaire de l’influence que les grandes entreprises exercent sur le gouvernement actuel.

La cheffe des députés LFI, Mathilde Panot, a pour sa part dénoncé sur Twitter un “pillage du pays”, Emmanuel Macron ayant été, selon elle, à la fois “conseiller et ministre de François Hollande et lobbyiste d’une multinationale”. déréglementation américaine à long terme du droit du travail.

Un projet qui “continue aujourd’hui” a dénoncé son collègue rebelle François Ruffin, punissant un gouvernement “aux mains de lobbies”.

A Bercy, Macron a servi Uber, révèle Le Monde. Mais ça continue aujourd’hui : contre la Commission européenne, qui s’oppose à la reconnaissance des travailleurs des plateformes comme salariés ? Borne et Macron, aux mains des lobbies d’Uber et compagnie. #UberFiles

— François Ruffin (@Francois_Ruffin) 10 juillet 2022

Le numéro un du PCF, Fabien Roussel, a diffusé “des révélations dénoncées sur le rôle actif joué par Emmanuel Macron, alors ministre, pour faciliter le développement d’Uber en France”, “contre toutes nos règles, toutes nos acquis sociaux et contre les travailleurs”. droits “.

“Uber mérite une petite commission d’enquête parlementaire”, selon le député communiste Pierre Dharréville.

Le président doit être “responsable”

Plus discrètement, le parti d’opposition de droite Les Républicains, qui revendique une approche économique libérale, a appelé le président à “répondre à la Nation” par la voix de son vice-président Gilles Platret.

Philippe Seguin écrivait que « l’État doit sans relâche s’attaquer aux privilèges, combattre la féodalité, donner la primauté au mérite et à la vertu ». L’actuel président de la République illustre exactement le contraire. M. Macron est responsable devant la Nation. #UberFiles pic.twitter.com/76r6RtDh0E

— Gilles PLATRET (@gillesplatret) 10 juillet 2022

Rejoignant les critiques exprimées par France Insoumise, le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a jugé que “la carrière d’Emmanuel Macron a une cohérence, un fil rouge : servir des intérêts privés, souvent étrangers, avant que les nationaux”.

Une autre figure de l’extrême droite française, Florian Philippot, a également montré son indignation et appelé l’opposition à approuver la motion de censure contre le gouvernement, dont le vote aura lieu lundi.

Si après #UberFiles l’opposition ne vote pas sur la motion de censure aujourd’hui, je ne sais pas de quoi elle a besoin ! Soyez responsable et votez pour ! Téléchargez la Macronie !

— Florian Philippot (@f_philipot) 11 juillet 2022

Débattue dans l’hémicycle à partir de 16 heures, cette motion a été présentée par la coalition de gauche Nupes contre la Première ministre Elisabeth Borne, qu’elle accuse de ne pas avoir demandé de vote de confiance la semaine dernière lors de sa déclaration politique. La motion n’a quasiment aucune chance d’aboutir, faute de soutien des groupes RN et LR.

03:25

Avec l’AFP

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *