C’est une action ponctuelle avec à la clé… un rendez-vous avec le ministre ! Plusieurs militants du mouvement basque Herria Bal (aussi appelé EHBai) ont entrepris ce lundi matin l’occupation de la résidence secondaire du ministre de l’Economie Bruno Le Maire, à Saint-Pée-sur-Nivelle, dans les Pyrénées-Atlantiques. Ils ont finalement pu obtenir un rendez-vous avec lui dans les jours suivants pour aborder la question des résidences secondaires.
Sans pénétrer à l’intérieur de la maison, les militants de l’EHBai ont retiré des tuiles de leur toit pour exiger “la levée de la surtaxe de 60% sur les résidences secondaires”, a déclaré une porte-parole dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. “Cette majoration n’a aucun effet dissuasif pour les propriétaires de résidences secondaires, puisqu’elle représente au maximum quelques centaines d’euros par an”, écrit l’association sur son site internet.
Des résidences secondaires qui font grimper les prix
La question des résidences secondaires est un enjeu important où il est difficile de se loger. Ils représentent 9,9 % des logements en 2021, selon l’Insee, mais peuvent atteindre une proportion bien supérieure dans certains départements, jusqu’à plus de 45 % dans les Hautes-Alpes. « Pour rappel, il existe au moins 41 000 résidences secondaires au Pays basque nord. Cela représente plus de 21 % du parc de logements », déplore EHBai, qui souhaite donc que ses propriétaires paient plus.
Le timing de l’action de ces militants n’est pas innocent. “Bruno Le Maire et ses services travaillent actuellement sur le projet de loi de finances 2023 qui sera présenté aux députés avant la fin de l’année”, écrit EHBai dans un communiqué. Grâce à la rencontre obtenue, l’association espère faire avancer le gouvernement sur la question… Au risque de voir la résidence du ministre de l’Economie sans tuile ?