Après les « Dossiers Uber », Macron a adopté une formule attribuée à Chirac

POLITIQUE – Qu’en pense Gérard Majax ? Emmanuel Macron a sorti une vieille expression un peu obscène, attribuée à Jacques Chirac, pour prouver que le scandale autour des « Dossiers Uber » ne l’atteint pas. Il s’agit de toucher l’un, sans bouger l’autre.

“Je suis très fier”, a déclaré le président de la République au sujet de ses échanges avec des représentants de la société américaine VTC lorsqu’il était ministre de l’Economie. « Je le referais demain et après-demain », a-t-il encore martelé en marge de son déplacement en Isère mardi 12 juillet, affirmant « assumer (pleinement) pleinement son action, car il est très difficile de créer des emplois ». . sans affaires ni entrepreneurs ».

Et qu’importe si les révélations de la presse hurlent l’opposition de gauche. “Je comprends parfaitement qu’ils veuillent s’attaquer à ma pomme, j’y suis habitué depuis cinq ans et demi”, a-t-il déclaré à un journaliste de la chaîne franceinfo, comme vous pouvez le voir ici. Et d’ajouter : “Très honnêtement, comme disait un de mes prédécesseurs, je touche l’un sans bouger l’autre.”

Une expression très appréciée par Jacques Chirac, et son sens de la formule, en son temps, d’après les nombreux récits de son ancien compagnon Jean-Louis Debré. Un ton enjoué, repris par Emmanuel Macron, qui ne cache pas son agacement face aux attaques de la NUPES.

Vers une commission d’enquête ?

« Ils ont perdu la boussole (…). Quand on croit à l’égalité des chances, il faut se battre pour que les jeunes issus de milieux difficiles aient un emploi. Ça n’a jamais été son combat, c’était le mien. Les jeunes qui votent pour eux aujourd’hui ont obtenu leur emploi grâce à cela », a déclaré samedi le locataire de l’Elysée à propos de ses anciennes relations (controversées) avec Uber.

Dans le cadre des “Uber Files”, une enquête basée sur des milliers de documents internes, Le Monde a analysé les liens que la firme américaine entretenait avec Emmanuel Macron lorsqu’il était à Bercy entre 2014 et 2016 et a conclu à l’existence d’un “accord secret”. ” « Entre les deux partis.

Le journal fait état de réunions dans le cabinet du ministre, de nombreux échanges (rendez-vous, appels ou SMS) entre les équipes d’Uber France et d’Emmanuel Macron ou de ses conseillers.

Un scandale d’Etat, pour de nombreux élus NUPES. L’alliance de gauche à l’Assemblée réclame une commission d’enquête pour faire la lumière sur le dossier. La droite reste discrète… mais pourrait éventuellement rejoindre le parti, selon les mots d’Aurélien Pradié, le secrétaire général de LR. “Y a-t-il eu contrepartie ?”, demande-t-il à Cnews, réclamant également une enquête parlementaire… et judiciaire.

Si cela se produisait, Emmanuel Macron pourrait à nouveau profiter du répertoire chiracien. “Merde, ça vole toujours dans le peloton”, par exemple.

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