Publié le jeudi 14 juillet 2022 à 19:08
Par Sudinfo avec Belge
Vendredi marquera le “jour de déblocage fiscal” des salariés belges, selon une étude de l’Institut économique Molinari en collaboration avec EY. Cette date représente le jour calendaire où un travailleur arrête théoriquement de payer des impôts à l’État et dispose de son salaire comme il l’estime approprié.
Les taxes sur le travail sont restées stables depuis le changement fiscal de 2015-2019, qui a considérablement réduit le coût du travail en Belgique, écrivent les auteurs de l’étude. Par rapport à 2013, le « jour de défiscalisation » intervient 24 jours plus tôt, soit un avantage de 4 800 euros de salaire annuel net.
Or, le pouvoir d’achat des Belges a souffert de la pandémie, qui a “fait baisser les salaires moyens”, et l’inflation est en hausse, note-t-on.
Sur la base des 34 pays étudiés, en tenant compte des cotisations de l’employeur et des travailleurs, de l’impôt sur le revenu et de la TVA ou son équivalent, la Belgique reste à la troisième place, seules la France et l’Autriche taxent davantage leurs salaires moyens, selon le rapport.
Ses auteurs soulignent également que si les salariés belges sont chers pour leurs employeurs (8e sur 34 pays étudiés, 7e dans l’Union européenne), ils ont des salaires nets de charges et d’impôts moins attractifs (14e sur 34, 10e dans l’UE) . ).
En Belgique, un employeur dépense 208 euros pour qu’un salarié moyen gagne 100 euros après impôt sur le revenu, en dessous du record historique de 234 euros en 2013.
Le “taux d’imposition effectif” d’un salarié belge est désormais de 53,5%, contre une moyenne de 43,9% dans l’UE.
Les administrations publiques belges perçoivent 31.467 euros sur le salaire belge moyen (y compris la TVA estimée). Seules les administrations autrichiennes, allemandes ou néerlandaises reçoivent plus, les salaires sont plus élevés dans ces pays, conclut l’étude.