Dans Les Vieilles Charrues, un Stromae très bouillant [Vidéo]

Le concert exceptionnel de Clara Luciani les avait laissés sans voix. Le soir, après le spectacle grandiose des Alsaciens du Dernier Train, invités de dernière minute, les festivaliers étaient essoufflés. Stromae les a achevés.

Son histoire d’amour avec le public de Ploughs continue. En 2014, lors de sa première visite dans la plaine de Kerampuilh, il entraîne la foule dans une transe mémorable. Huit ans plus tard, le chanteur belge récidive. Une réunion sauvage. Exceptionnel!

“Tant que je suis en vie, je suis invaincu”

Dès qu’il est monté sur la scène de Glenmor, avec une vidéo d’introduction digne de la star internationale qu’il est devenue, le public a chamboulé. Je l’attends juste. Une vraie marée humaine. “Regardez comme c’est beau”, crie ce groupe de jeunes femmes regroupées aux premiers rangs, portatives dans les airs.

C’est vrai qu’il a du charme, le beau garçon de l’autre côté du Quiévrain, avec sa chemise blanche immaculée. “Tant que je suis en vie, je suis invaincu”, dit l’artiste. La soif ne fait que commencer et il fait déjà chaud ! Il s’amuse avec la foule, avec des sourires et des clins d’œil dévastateurs.

joie sur les larmes

L’univers de Stromae est aussi coloré que triste. Il parvient à faire danser Carhaix en chantant sur la dépression et la maladie. Il relie “La solasitude” une chanson sur le célibat à une autre sur le cancer “Quand c’est”. C’est poétique, mélancolique, électrique, tout ce qui caractérise la chanteuse belge. Il promet avec un sourire que toutes les chansons “ne seront pas tristes”.

Le plaisir d’être à Carhaix devant 70 000 personnes est indiscutable, palpable et le public le paye quand il s’énerve avec les tubes « Papaoutai », « Ta fête » ou « Formidable ». Le spectacle est à la hauteur de ce qui se murmure depuis plusieurs semaines : « Stromae va être fou », des robots, des changements de costumes, ou plutôt la couleur des vêtements, un chien robot. Artifice à tel point que l’homme suffit à enchanter Carhaix.

Hommage à son équipe et au gérant des Charrues

Pendant quelques minutes, il a salué un musicien, technicien, producteur, et a eu une attention toute particulière du manager Jacquito pour le montage, in extremis de la scène et des installations belges. “Ils ont travaillé comme des fous la nuit dernière. Nous étions sur le point de … ne pas le faire de cette façon.”

Stromae a quitté les Ploughs sous un bouillant “So Let’s Dance”. La lumière s’est éteinte d’un coup, les caméras se sont focalisées sur le sourire et les yeux ouverts du chanteur. À bientôt !

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