Kyiv accuse de “crimes de guerre” un groupe d’institutions financières et de négociants en matières premières parmi les plus puissants du monde pour leur soutien à Moscou.
Article réservé aux abonnés Par Marc Roche Publié le 19/07/2022 à 15:56 Temps de lecture : 3 min
L’écrivain Eric Vuillard pourrait réaliser la suite de son best-seller L’Ordre du jour. Mais au lieu des salles du Reichstag et des grands industriels allemands prêts à financer la campagne électorale d’Adolf Hitler en 1933, le Prix Goncourt 2017 mettrait en scène Vladimir Poutine et de hauts dignitaires du Kremlin contre les grands banquiers internationaux.
Les mêmes accommodements et engagements au nom de tristes conjonctions d’intérêts, a déclaré aujourd’hui Oleg Ustenko, conseiller économique du président ukrainien Zelensky. L’éminence grise accuse un groupe des institutions financières et des négociants en matières premières les plus puissants du monde de “crimes de guerre” pour leur soutien à Moscou. A écouter le gouvernement de Kyiv, les grandes marques américaines et européennes “prolongent le conflit et la souffrance” du peuple ukrainien en aidant les autorités russes à financer leurs exportations d’hydrocarbures.
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