POLITIQUE – Sa réponse a provoqué une échauffourée sur les bancs de l’Assemblée nationale, notamment aux côtés de la NUPES. Mardi soir 19 juillet, alors que les députés examinaient le projet de loi sur le pouvoir d’achat, la députée de la Renaissance Christine Le Nabour a répondu à sa collègue EELV Sandra Regol : “On n’a jamais dit qu’on voulait faire un compromis avec vous”.
Une déclaration contraire aux intentions affichées par la majorité et le gouvernement, qui ne cessent d’appeler aux engagements nécessaires sur les mesures d’urgence, qui sont également passés du discours de politique générale prononcé par Elisabeth Borne le 6 juillet devant la représentation nationale. “Quand LREM avoue (…) les engagements ne sont pas avec la gauche”, a déclaré sur Twitter le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, soulignant la “clarté” dont fait preuve le macroniste.
“Nous avons dit que nous étions prêts à nous engager, à négocier, à travailler avec l’opposition républicaine. Il n’inclut pas l’extrême gauche des insoumis, ni l’extrême droite”, a justifié dans Europe 1 le macroniste Benjamin Haddad. Ce qui, selon cette logique, conduirait donc à exclure EELV de “l’arc républicain”, puisque, en effet, c’est Sandra Regol (exportatrice des Verts) à laquelle a répondu sa collègue Christine Le Nabour, écartant la députée EELV dans le rayon des élus « d’extrême gauche ».
“Je vous invite à ouvrir un livre d’histoire politique, ça vous éviterait de dire ces énormités à côté de l’assiette”, a déclaré Sandra Regol au HuffPost, ajoutant : “Il n’y a pas de volonté de dialogue de la part du gouvernement et de la Renaissance. “. avec la gauche réformatrice. La discussion n’existe qu’avec la droite et l’extrême droite, c’est triste et dangereux à la fois ».
Le farceur AAH
Pourtant, ce mercredi 20 juillet dans France inter, Aurore Bergé, présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, a pris la défense de France inter pour avoir voulu tourner le dos à la gauche, notamment aux écologistes. Citant la déconjugaison de l’Aide aux personnes handicapées (AAH), le député des Yvelines a souligné que la majorité suit cet amendement commun “avec le Parti communiste, avec les écologistes, avec le Parti socialiste et avec les Républicains”.
Un plaisantin qui ne cachera pas la réalité des votes, puisque très peu d’amendements ont été adoptés dans l’hémicycle par l’opposition, hormis une disposition visant à assurer que l’Etat compense par les exonérations de cotisations de sécurité accordées aux entreprises ou un amendement à LR. relative au statut des conjoints collaborateurs.
Il ne suffit vraiment pas de faire de ce texte un projet co-construit. Sinon avec le soutien de la droite et du RN, qui a conduit principalement à leurs votes dans les premiers articles soumis au vote. Et ce, comme le souligne Libération, sans avoir à prendre le moindre “engagement” en arrière-plan.
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