l’essence du monkeypox continue de se propager en France et dans le monde. Face à la recrudescence des cas, l’OMS convoque jeudi un comité d’urgence.
Le comité d’urgence de l’OMS se réunit ce jeudi 21 juillet pour déterminer les moyens de contrôler l’épidémie de monkeypox. Elle doit notamment se prononcer sur la gravité de la recrudescence des cas, et sur son classement en “urgence de santé publique d’intérêt international”, le plus haut niveau d’alerte de l’organisation. Le Comité se réunit pour la deuxième fois, ayant exclu le relèvement du niveau d’alerte lors de la précédente réunion du 23 juin.
L’Europe particulièrement touchée
En effet, le nombre de cas confirmés dans le monde a fortement augmenté depuis : les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, auteur des dernières données sur le sujet, recense désormais plus de 11 000 cas confirmés dans 65 pays.
L’Europe est la région du monde la plus touchée par la variole. Selon les données du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) au 14 juillet, 7 128 cas confirmés ont été enregistrés dans l’UE, “une augmentation de près de 50% par rapport à la semaine précédente”, selon le commissaire européen aux maladies. Contrôle Santé. Stella Kyriakides. L’Espagne (2477 cas) et l’Allemagne (1790 cas) sont particulièrement touchées. La France n’est pas non plus épargnée. Le 12 juillet, 912 cas de monkeypox en France ont été confirmés, dont 569 cas en Ile-de-France.
Inquiétude
Le chef de l’agence onusienne de santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est dit à plusieurs reprises préoccupé par la propagation actuelle de la maladie, habituellement limitée à certains pays africains, et a exhorté les pays membres à prendre les mesures appropriées pour limiter la pollution.
“Je réitère que nous devons travailler pour arrêter la transmission et conseiller aux gouvernements de mettre en œuvre la recherche des contacts pour contrôler et contenir le virus et fournir une assistance aux personnes isolées”, a expliqué le Dr Tedros lors de la conférence de presse à Genève.
Éruption cutanée sur les organes génitaux ou la bouche
Cousin éloigné de la variole humaine, mais considéré comme beaucoup moins dangereux, la variole du singe guérit généralement d’elle-même en deux à trois semaines. Elle se caractérise par des éruptions cutanées, qui peuvent apparaître sur les organes génitaux ou la bouche, et peuvent s’accompagner de fièvre, de maux de gorge ou de douleurs dans les ganglions lymphatiques.
Le virus peut être transmis par contact direct avec des lésions sur la peau ou les muqueuses d’un patient, ainsi que par des gouttes. “Les rapports sexuels (…) répondent à ces conditions de contamination, et avoir plusieurs partenaires augmente le risque d’exposition au virus”, rappelle Santé publique France.
Si dans la grande majorité des cas européens et américains les patients sont des hommes ayant eu des rapports sexuels avec des hommes, ils ne sont pas les seuls concernés puisque certains cas ont également été détectés chez des enfants et des personnes immunodéprimées.
Prolongation de la vaccination
Le 20 mai, la Haute Autorité de Santé a mis en place “la vaccination réactive post-exposition des personnes en contact avec une personne infectée considérées comme à risque d’exposition”. Le 8 juillet, compte tenu de la progression du virus, la HAS a recommandé une extension de la vaccination “aux groupes les plus exposés au virus”. Un avis suivi par le gouvernement.
De son côté, la Commission européenne a annoncé lundi l’achat de 54.530 doses supplémentaires du vaccin antivariolique dans le cadre de son contrat avec le laboratoire danois Bavarian Nordic. Le nombre de doses achetées pour le compte des pays européens est désormais de 163 620.