Juste avant son départ, Didier Lallement a été pris dans un déni de justice flagrant

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Didier Lallement quitte la préfecture de police de Paris, mais laisse derrière lui quelques tableaux noirs. D’après le dossier de Nicolas*, cet ancien gendarme des Hauts-de-Seine attaché au service de renseignement de la préfecture de police de Paris qui dit vivre dans un “Calvaire” pendant près de dix ans.

Après s’être battu pour la reconnaissance du racisme dont il a été victime auprès de son supérieur, ce fonctionnaire de 54 ans, entré dans la police en 1994, se bat aujourd’hui auprès de la préfecture de police de Paris pour faire reconnaître sa maladie professionnelle en lien avec le harcèlement discriminatoire qu’il a subi. Mais le désormais ex-préfet de police de Paris l’a systématiquement démenti, afin de ne pas avoir à verser de compensation financière. Malgré deux décisions, l’une du Défenseur des droits et l’autre du contentieux administratif, Didier Lallement persiste à ignorer la loi.

Didier Lallement, ex-préfet de police à Paris. © Ludovic MARIN / AFP

La contestation remonte à 2013. A l’époque, Nicolas, un policier noir, était affecté au service de renseignement territorial des Hauts-de-Seine depuis trois ans. Il est rapidement tombé en disgrâce auprès de son supérieur, le commandant Alain Allemane, décédé depuis. “Il faisait régulièrement des commentaires racistes et faisait des commentaires pour rabaisser mon travail et me rabaisser”, dit le fonctionnaire. Entre ses faits d’armes, le commandant interpelle Nicolas “la SDIG de Bamako”. « Parler de la SDIG, qui est la sous-direction des renseignements généraux, était une façon de me rabaisser, car ce service était en bas de l’échelle par rapport à la direction du renseignement. Le rattacher à Bamako, c’était ajouter du racisme à l’humiliation”, dit Nicolas.

Le commandant n’a d’ailleurs pas hésité à utiliser le terme « noir ». “J’écrivais une note dans mon bureau quand il est entré et m’a dit de m’en acheter une noire. Il jouait toujours avec l’ambiguïté raciste”, déclare le policier. Lorsque vous décidez de signaler ce comportement, les représailles sont immédiates. “J’ai été soumis à une surveillance systématique de mes activités et victime de provocations incessantes de leur part”déclare Nicolas qui accuse Alain Allemane d’avoir aussi, en revanche, dégradé ses notes 2013 et 2014.

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