Tuerie familiale dans l’Ain : le déroulement précis d’une nuit d’horreur

l’essentiel Dans la nuit du 19 au 20 juillet, un homme de 22 ans tue les cinq membres de sa famille recomposée avant d’être abattu par le GIGN le lendemain matin. Retour sur une nuit macabre aux conséquences désastreuses.

C’est un drame qui secoue aujourd’hui toute la France, une « actualité » pas comme les autres car témoin d’une rare violence. Dans l’Ain, à Douvres, les cinq membres d’une famille mixte ont été tués par un jeune homme, Mathieu. D, seulement 22 ans. Ce dernier, qui par le passé “aurait souffert de troubles psychiatriques” selon le parquet de Bourg-en-Bresse, était lui-même membre de cette famille. Un garçon de 5 ans et deux adolescents sont morts dans ce massacre. Le fou a été abattu par le GIGN. Retour minute par minute sur la tuerie de l’Ain, qui s’est déroulée entre le 19 et le 20 juillet.

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Il est près de 23h30 un mardi à Douvres, dans l’Ain, lorsque le téléphone de la gendarmerie se met à sonner. Au bout du fil, un homme leur dit qu’il vient de tuer cinq personnes. Immédiatement, la police arrive sur les lieux, et ça tombe sur Mathieu. D, à l’origine de l’appel, retranché dans la maison où les barbaries ont été commises. Les négociations commencèrent alors, sans grand succès. A l’intérieur, l’auteur du quintuple meurtre est “réfugié dans une pièce fermée du pavillon, le torse et les membres recouverts de protections”, il semble “déterminé”, a précisé le procureur Christophe Rode.

Une détermination qui n’empêche pas la police et les négociateurs de tenter de communiquer avec le tueur. Malheureusement, ce dernier aurait refusé de répondre aux appels téléphoniques ainsi qu’aux négociateurs. Les tentatives se poursuivront toute la nuit, et jusqu’au matin du mercredi 20 juillet. En vain

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Dans la matinée, le GIGN est envoyé, dans le but d’expulser le suspect du domicile. Il était “protégé” avec un gilet pare-balles et avec “des cartons enroulés autour des bras et des jambes, fixés avec du ruban adhésif”, rapporte Le Progrès. Il est maintenant 11h35, les négociations ne donnent toujours rien. Peu importe, les tempêtes du GIGN. Le suspect est dans la salle de bain avec une épée dans une main et un pistolet dans l’autre.

Le groupe d’intervention se trouve devant le suspect, qui confirme sa détermination en s’approchant des gendarmes, katana et fusil au poing. La police reste calme et délivre plusieurs convocations l’invitant à déposer les armes. Rien ne fonctionne. Malgré un taser, l’individu continue d’avancer, pointe ses armes en direction des hommes du GIGN, qui n’ont d’autre choix que d’utiliser leurs armes à feu. Le jeune homme est d’abord grièvement blessé, puis décède quelques instants plus tard. Il est 11h55. Pour un ancien membre du GIGN interrogé par TF1, il s’agit d’un cas de “suicide par un policier”.

Scène d’horreur dans la maison

L’agression a pris fin et le suspect a été abattu. La police fouille la maison où a eu lieu un véritable massacre. Au total, cinq corps sont retrouvés : celui du père de Mathieu. D, 52 ans, sa belle-mère, 45 ans, sa sœur, 17 ans, sa demi-sœur, 15 ans, ainsi que son demi-frère cadet, 5 ans. Les victimes ont été tuées principalement à l’arme blanche selon les informations actuelles. Cependant, le médecin légiste a observé quelques blessures par balles, l’autopsie nous permettra d’en dire plus.

Malgré tout, sous le regard des gendarmes, les corps montrent des blessures “très, très graves”, une véritable “scène de terreur” selon le procureur. La question qui est sur toutes les lèvres aujourd’hui : pourquoi ? Pourquoi a-t-il fait ça ? Inconnu des services de police, l’indice d’un déséquilibre mental est actuellement à l’étude.

Une marche blanche à Douvres samedi matin

Au lendemain de la tragédie, certains habitants de la petite ville de Douvres ont appelé à une marche blanche. Cette dernière se tiendra donc samedi matin, à 10 heures, entre la mairie et la maison où s’est déroulé le drame. Il faut dire que dans cette petite ville où “tout le monde se connaît”, le choc est total. “Un vrai drame” disent certains voisins, étonnés que cela se soit passé chez eux, où “une bonne ambiance” règne généralement.

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