Yaël Braun-Pivet ne veut pas d’une Assemblée nationale “trop ​​molle”.

Le président de l’Assemblée ne préfère pas concevoir l’hémicycle « comme un lieu où le moindre comportement un peu turbulent ou un peu bruyant doit être sanctionné immédiatement ».

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a déclaré samedi qu’elle ne voulait pas d’un hémicycle “trop ​​mou” car représentatif des “tensions” qui “traversent” le pays, dans un entretien au Parisien où elle appelle l’exécutif plus “consulter”. “Il ne faut pas concevoir l’Assemblée comme un lieu où le moindre comportement un peu turbulent ou un peu bruyant doit être immédiatement sanctionné”, a reconnu Yaël Braun-Pivet, qui a admis qu’à l’issue d’élections législatives marquées par un coup de pouce du RN et du LFI, “la chambre est un peu surchauffée”.

“Je ne veux pas d’une Assemblée trop molle. Tel qu’il est issu du vote de juin dernier, il est plus représentatif des équilibres politiques du pays mais aussi des tensions qui le traversent”, a souligné la députée LREM des Yvelines, assurant du même coup qu’elle n’hésitera pas “à sanctionner lorsque le les mots sortent.” trop loin ou quand il y a un clash.” Mais “je ne m’attends pas à ce qu’une Assemblée soit uniforme”, a-t-il insisté, rejetant les critiques du président de la région PACA, Renaud Muselier, qui avait dénoncé une “gauche sale, désordonnée qui crie partout”.

Un gouvernement “en position d’écoute”

Dans cet entretien, la députée élue des Yvelines revient sur le mode de fonctionnement qu’elle souhaite maintenir avec un exécutif qui “a peut-être eu tendance, par le passé, à vouloir aller vite” mais qui est désormais privé de majorité absolue. “J’espère que le gouvernement est aujourd’hui dans une position d’écoute, de dialogue, et qu’il peut prendre en compte les sensibilités exprimées entre eux”, explique Yaël Braun-Pivet. Première femme présidente de l’Assemblée, elle demande que “chacun, y compris le gouvernement, puisse prendre le temps de la discussion, de la négociation et de la concertation”.

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Dans une lettre adressée mardi à Elisabeth Borne et que l’AFP a pu consulter, il demande au Premier ministre de “mieux anticiper les travaux parlementaires, favoriser la présentation de textes concis et favoriser les initiatives de l’Assemblée nationale”. “Il est essentiel que le gouvernement continue de partager avec l’Assemblée nationale son programme de travail prévisionnel le plus précisément possible”, a écrit Yaël Braun-Pivet.

Comme auparavant en tant que présidente de la commission des lois, elle s’est engagée dans “les groupes de contact qui réunissent des députés de différents groupes politiques et des ministres dans la préparation des projets de loi, dans un but de co-construction et de recherche de convergence”. Enfin, Yaël Braun-Pivet a demandé à Elisabeth Borne de “limiter” au maximum “le recours aux ordonnances” et d’impliquer au maximum les parlementaires.

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