Trois ans après le début de l’aventure, les habitudes sont solidement ancrées. “Et on s’autorise aussi des petits plaisirs ! Je suis enseignante, j’aime bien avoir une petite nouveauté, en début d’année. Je me suis offert un beau crayon”, nous raconte-t-elle en riant de bon cœur. Mais la plupart des autres fournitures, il prévoyait d’acheter, au centre de ressources. “L’essentiel, c’est d’être bien organisé : quand on y va, on voit des gommes à encre, des stylos, etc. : on se dit ‘hey, je n’en ai plus besoin maintenant, mais dans 3 mois, dans 6 mois.. .” Et il ne s’agit pas de se précipiter sur un site de vente en ligne, au premier caprice ou par besoin de dernière minute. ” Les enfants le savent bien, n’est-ce pas ! Il ne peut pas me dire que j’ai besoin de baskets pour le cours de gym demain.” Sur les trois livres que sa fille lira à l’école l’année prochaine, “deux ont été achetés d’occasion. Le troisième était beaucoup plus récent. Nous l’avons acheté dans une librairie de Mons, sans emballage. Je ne sais pas. Internet, donc.”
Le retour n’est pas à l’ordre du jour dans cette famille montoise. “Mon fils aîné, qui vit dans un kot à Bruxelles, continue aussi.” Hé, nous avions une dernière question, car nous allons chez un ami ce soir. Qu’apporte-t-on, en cadeau, quand on est “tendance zéro déchet” ? “Ça nous est arrivé hier, exactement”, explique Julie. “Nos amis achetaient des chocolats dans un magasin de vrac. Une boisson bio. On fabrique aussi souvent des produits de beauté ou d’entretien qu’on propose autour de nous. Et ça fait plaisir, je trouve.”