via Associated Press Boris Johnson, le 20 juillet 2022 à Londres.
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Royaume-Uni – Après le n°10 Downing Street, Boris Johnson va-t-il bientôt rejoindre le siège de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord à Bruxelles ? Le nom du Premier ministre britannique démissionnaire circule pour pourvoir le poste de secrétaire général de l’Otan, après le départ attendu du Norvégien Jens Stoltenberg en septembre, selon les informations du journal britannique The Daily Telegraph. Malgré l’avis plutôt favorable des Américains et des Ukrainiens, cette éventuelle candidature n’a pas pu convaincre tous les alliés.
Le dirigeant britannique, qui a démissionné le 7 juillet après une série de scandales, est considéré par les membres de son parti comme le candidat idéal pour diriger l’Alliance. Ils évoquent au Telegraph la fermeté de Boris Johnson face à la Russie, qui a lancé fin février une invasion de l’Ukraine, et le soutien politique et logistique à Kyiv.
Un “grand ami de l’Ukraine”, selon Zelensky
Selon le journal, les Etats-Unis prôneraient une candidature britannique plutôt qu’un candidat de l’Union européenne, si Jens Stoltenberg refusait de prolonger son mandat. De son côté, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a exprimé ce mercredi soir son espoir que Boris Johnson, un “grand ami de l’Ukraine”, ne disparaisse pas de la vie publique en quittant Downing Street.
Boris Johnson s’est rendu deux fois en Ukraine au cours de son mandat. Boris Johnson a “sans aucun doute fait de bonnes choses pour nous et notre soutien à l’Ukraine est fantastique”, a déclaré l’ancien chef de l’armée britannique Lord Dannatt, qui émet néanmoins de fortes réserves quant à une éventuelle nomination de l’ancien chef du parti conservateur. “J’ai peur que ce soit des affaires personnelles, un manque d’intégrité, un manque de confiance”, ce qui nuit à Boris Johnson, a-t-il détaillé dans le Telegraph. “Franchement, nous ne voulons pas que Boris Johnson ait l’air plus ridicule sur la scène internationale”, a-t-il ajouté. C’est une honte nationale.”
La question du Brexit pourrait aussi être un frein à la nomination de Boris Johnson à la tête de l’Otan. En effet, le successeur de Jens Stoltenberg doit être choisi à l’unanimité et même au sein du Parti conservateur il est douteux que Boris Johnson puisse obtenir les voix des dirigeants européens tant les discussions autour de la sortie du Royaume-Uni de l’UE sont âpres. .
Les finalistes Truss et Sunak pour succéder à Johnson
Le journal écossais The National explique de son côté que Boris Johnson n’en aurait pas fini avec la politique britannique. S’il quittera officiellement ses fonctions de chef du gouvernement début septembre lors du choix de son successeur, Boris Johnson répéterait à Downing Street qu’il reprendrait ses fonctions dans un an. Principalement parce qu’il maintient une clientèle fidèle au sein du Parti conservateur. Ces derniers ont multiplié les efforts pour empêcher son départ.
!!! Boris dit à ses collaborateurs qu’il sera à nouveau Premier ministre dans un an.
— Tim Montgomery 🇬🇧 (@montie)
Découvrez le tweet
La ministre des Affaires étrangères Liz Truss et l’ancien ministre des Finances Rishi Sunak sont les deux finalistes pour succéder à Boris Johnson. Ils seront décidés par environ 200 000 membres du Parti conservateur avant l’annonce des résultats début septembre. Le chef du ministère des Affaires étrangères est, en ce moment, le grand favori.
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