Une édition attendue
A quelques pas du défilé officiel des géants de la cour du Roi Léon, Marina, retraitée de 67 ans, s’amuse avec sa fille Astrid et son petit-fils Xavier, qui a vécu ses premières vacances, du haut de ses 2 ans et quatre mois. “Les trois premiers jours m’ont paru bien, mais pour une grand-mère et une maman, c’est compliqué”, avoue la Bayonnaise, saluant une organisation de niveau et une infrastructure de qualité, notamment lors de la journée des enfants le jeudi 28 juillet. “Beaucoup de choses sont faites pour les enfants”, ajoute Astrid, 38 ans, qui aurait aimé une carte précise du parcours qu’empruntent les défilés.
Marina (à gauche) est venue assister à la parade officielle des géants avec Astrid, sa fille, et Xavier, son petit-fils.
AG
“On ne s’attendait pas à autant de monde”, s’exclame Marina, heureuse d’avoir assisté à une série de soirées à partir de mercredi, dans les Halles de Bayonne, entourées de vin et d’huîtres. Une attente qui entraîne quelques désagréments, notamment pour le retraité qui habite la place des Basques, centre de bus de nuit. “Il faut plus de toilettes et arrêter de faire pipi partout”, suggère la grand-mère, dont le père a vécu les premières vacances en 1932.
Amusez-vous et participez
Même constat concernant les toilettes et l’hygiène pour Julie et Roxanne, amies de 26 ans. “Nous sommes heureuses. Les vacances, c’est s’amuser, se retrouver et rencontrer de nouvelles personnes”, se réjouissent les deux jeunes femmes, ravies de ces cinq jours. “Cette année, il y a eu beaucoup plus de monde et beaucoup de touristes”, racontent-elles. cinq jours, les deux amis en ont profité, surtout en journée, jusqu’à minuit. « L’ambiance est meilleure. De midi à minuit, on reste au bar pour passer un bon moment. Quand la nuit tombe, il est plus jeune et sans limite d’alcool”, racontent Roxanne de Bayonne et Julie d’Anglet.
Roxanne et Julie, de Bayonne et d’Anglet, sont “heureuses” de ces cinq jours de fête
Arnold Gerster / “Sud-Ouest”
Jon (au milieu) a profité des vacances avec ses amis
Arnold Gerster / “Sud-Ouest”
Il préférait aussi les fêtes en journée. “Il y a plus de famille, plus de culture et il y a une ambiance plus cool et plus populaire. Le soir, les gens ne savent pas faire la fête”, analyse Jon, danseur professionnel de 22 ans, admiratif “des choses qui durent” avec une certaine spécificité des Festes de Bayonne. Le jeune homme, accompagné de trois amis, pointe un point vestimentaire : “Tout le monde s’habille de la même manière, on ne voit pas les classes sociales”, résume le jeune homme de vingt-cinq ans originaire de Bardos, qui regrette un célibataire. “On essaie de profiter du côté populaire pour faire des festivals capitalistes”, poursuit-il, prenant comme exemple le manque de musique live dépassé par les “hits”.
De jour comme de nuit, une chose est sûre, les fêtards se sont régalés jusqu’à la fin de cette édition des Festes de Bayonne.