Le président Emmanuel Macron lors d’une visite à l’hôpital de Cherbourg le 31 mai 2022. SAMEER AL-DOUMY / AFP
Le président Emmanuel Macron a annoncé, mardi 31 mai, une “mission d’urgence” d’un mois pour diagnostiquer la crise des services d’urgence hospitaliers et proposer des moyens d’y répondre, première étape d’un plan qui sera appliqué au barème “1.200”. espaces de vie” en France.
Le professeur François Braun, président du SAMU-Urgences de France, devra présenter ses conclusions “au plus tard le 1er juillet” à la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, a précisé le chef de l’Etat après une visite à l’hôpital de Cherbourg. Son rapport “aura pour objectif d’expliquer, territoire par territoire, où se situent les manquements, afin de les quantifier”, notamment les enjeux de pénurie d’effectifs.
Sur cette base, a expliqué le président, des décisions seront prises pour permettre de mobiliser davantage de médecins, de retrouver de l’attractivité dans certains secteurs (…). Celle-ci sera déclinée sur chaque territoire à partir de la fin de l’été. »
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« Tout faire pour ça [les urgences] tiens bon » cet été
Le président, rappelant les changements intervenus lors de son premier mandat – fin du numerus clausus, Ségur de la santé, etc. – il a dit que malgré tout, il a souligné que les hôpitaux sont surpeuplés, que les déserts médicaux se multiplient, que les personnels signalent une “perte de sens” et que beaucoup abandonnent les métiers de santé. Selon lui, le système de santé doit faire l’objet d’une “véritable révolution collective”. C’est le thème du vaste chantier que le ministère et tous les acteurs du système de santé doivent engager à l’été.
Radiographie des difficultés “territoire par territoire”, “hôpital par hôpital”, ce projet doit permettre, selon Emmanuel Macron, de permettre “de construire des solutions très concrètes” adaptées à chacune des 1.200 intercommunales” à partir du cahier des charges national », mais aussi avec la promesse de moyens supplémentaires que le chef de l’État prévoit en « milliards d’euros ».
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Fermetures nocturnes, “décharge” vers d’autres hôpitaux, accès fuités par le SAMU : au moins 120 services d’urgence ont été contraints de limiter leur activité ou s’y préparent, et tous les voyants sont au rouge. Au total, près de 20 % des 620 établissements publics et privés hébergeant un ou plusieurs services d’urgence sont concernés. Alors que les professionnels avertissent d’un gâchis des services d’urgence cet été, le chef de l’État a déclaré “veillez à ce que nous fassions tout notre possible pour qu’ils continuent de fonctionner”.
Le Monde avec AFP et Reuters