Nouvelle alerte sur le front météo : le thermomètre risque encore de faire des ravages dans toute la France la semaine prochaine. “Après le refroidissement amorcé par le nord-ouest, le long de la Manche, la canicule peut reprendre à partir de samedi, c’est ce qu’indiquent nos stations météo, qui nous servent de référence dans une trentaine de villes”, alerte Christelle Robert de Météo France. , contacté ce jeudi 4 août.
Selon le prévisionniste “à partir de dimanche, les températures remonteront et un nouveau pic de chaleur est possible en fin de semaine prochaine”. C’est entre le mercredi 10 août et le vendredi 12 août que ce pic devrait intervenir, avec des températures maximales avoisinant les 35-40°C, notamment en Bretagne, dans le bassin parisien ou encore dans les Hautes-de-France, selon certains régimes climatiques.
Une quatrième vague ou plutôt une troisième qui s’installe ? Le troisième épisode caniculaire de cet été a débuté en début de semaine et s’est déplacé jeudi dans l’Est de la France, où Météo France prévoyait jusqu’à 36°C à Strasbourg et 38°C à Lyon. Vingt-six départements placés sous surveillance orange dès mercredi, au plus fort de ce nouvel épisode, sont toujours en place, même si quelques averses parfois orageuses étaient attendues dans la nuit de jeudi à vendredi.
Une sécheresse sévère aux lourdes conséquences
Ces températures élevées s’accompagnent d’une sécheresse sévère. Juillet 2022 est “le deuxième mois le plus sec de tous les mois confondus” en France depuis le début des mesures en 1958-1959, avec une pluviométrie cumulée cumulée de 9,7 mm, selon Météo France. Le mois le plus sec jamais enregistré jusqu’à présent a été mars 1961 avec 7,8 mm.
Les conséquences sont graves pour de nombreux secteurs. EDF pourrait être contraint de réduire encore sa production d’électricité nucléaire dans les prochains jours, et même d’arrêter un réacteur de la centrale du Tricastin (Drôme), en raison des températures élevées du fleuve. EDF a également mis en garde contre de possibles “restrictions de production” à l’usine de Saint-Alban (Isère), dans le Rhône, ou de Golfech (Tarn-et-Garonne), dans la Garonne.
Autre secteur qui souffre beaucoup : l’agriculture. “On a eu ou presque chronologiquement la crise porcine, la grippe aviaire, la crise ukrainienne, les gelées et la grêle puis la sécheresse… En douze mois on a eu le résumé de ce qu’on a en cinq ou dix ans », a résumé le ministre Marc. Fesneau dans une interview à l’AFP. “L’agriculture est l’une des premières victimes du changement climatique”, a-t-il souligné, estimant que “ce que nous avons cette année est l’année type que nous aurons en 2050”.
Depuis 1947, quarante-cinq vagues de chaleur ont été enregistrées en France. Mais ces ondes “ont été sensiblement plus nombreuses ces dernières décennies”, selon Météo France. « Au cours des trente-cinq dernières années, ils ont été trois fois plus nombreux que les trente-cinq années précédentes. »