Parcoursup “a tout changé sans rien arranger”, selon un rapport du collectif Nos services publics

En cinq ans d’existence, Parcoursup a remodelé l’accès à l’enseignement supérieur au point de créer un nouveau type de candidat : ​​« la génération de l’attente ». C’est la thèse défendue par le collectif Nos services publics, composé de 600 hauts fonctionnaires et agents publics, dans un rapport publié mercredi 1er juin, alors que la plateforme s’apprête à livrer ses premiers résultats d’admission, jeudi 2 juin. .

Cette procédure, qui a succédé à l’Admission Postbac (APB), a introduit une logique de classement même au sein des matières non sélectives, qui induit « des listes et des temps d’attente considérables pour les étudiants, pour des résultats tels que « Le groupe qui ne voit aucune amélioration grâce à la réforme , raconte 150 000 diplômés sans allouer aucune formation « chaque année depuis 2012 ».

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En privilégiant un classement systématique de toutes les demandes plutôt que des réponses ciblées en fonction des options priorisées par les candidats, Parcoursup a adopté « la logique de la file d’attente ». “Les allers-retours que faisait l’algorithme APB sont désormais effectués par les mêmes lycéens”, explique Arnaud Bontemps, haut fonctionnaire à la Cour des comptes et porte-parole du groupe. “Ce que l’algorithme APB a fait en quarante-huit heures prend désormais un mois et demi à réaliser, car plus de 800.000 humains interagissent acceptant, rejetant et suspendant des propositions”, renchérit Julien Gossa, professeur d’informatique. sciences à l’Université de Strasbourg, également membre du collectif.

“Démarches pour l’Enseignement Supérieur Privé”

Le coût de Parcoursup serait également exorbitant : l’étude estime la dépense annuelle à 100 millions d’euros, soit l’équivalent de 2 000 enseignants à temps plein. Tout au long de la procédure, qui court jusqu’en septembre (pour les derniers candidats restés sans réponse), “les enseignants du secondaire consacrent plus de 2,6 millions d’heures à former les élèves à maîtriser une procédure dont les règles changent chaque année, à gérer les nombreux problèmes d’interface, à collecter des informations disparates des données pour créer les dossiers, aider à la rédaction des lettres de motivation, faire des classements, formuler des bilans pour chaque souhait », énumère le rapport.

Parcoursup dégraderait la terminale en raccourcissant le calendrier scolaire, et les dossiers de candidature seront bouclés en avril. “Les élèves ont 20 semaines de cours qui comptent, soit seulement 60 % d’une année scolaire”, précise Emmanuel Zemmour, élève aux Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), autre membre de l’école. Les douze semaines restantes du dernier cours sont une grosse décompression, car les étudiants savent qu’ils ne passeront plus d’épreuves, ce qui rend un tiers du cours extrêmement flou et les objectifs pédagogiques. L’enseignant met l’accent sur l’accent de chaque année, 1ère année. “Une évaluation ratée peut être vue comme une remise en question des futures stratégies d’orientation de l’étudiant dans l’enseignement supérieur”, a-t-il déclaré. Nous sommes parfois confrontés à de virulentes tentatives de négociation de la part des familles, elles-mêmes sous pression. »

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