Le rendement des obligations d’État : voulez-vous acheter de la dette belge ? Suivez nous

Investir en obligations d’Etat ou ne pas investir, telle est la question… Avec un taux d’intérêt brut de 0,70% (0,49% net) ou 1,30% (0,91 net), faut-il engager son argent sur 5 ou 10 ans ? “Il faut regarder la concurrence, les comptes d’épargne, les comptes à terme auprès des banques, ce ne sont pas non plus des taux élevés”, a déclaré Jean Deboutte de l’Agence fédérale de la dette. “Je pense que nous sommes compétitifs en ce moment”, a-t-il ajouté.

Il est vrai qu’avec un taux d’intérêt foncier légal de 0,11 %, incluant une prime de fidélité, la grande majorité des livrets d’intérêts offrent moins à l’investisseur particulier que les nouvelles obligations d’État.

Pour certains observateurs, même à 1,30 %, le taux d’intérêt des obligations d’État reste bas. “C’est encore extrêmement bas compte tenu de l’inflation, qui se situe actuellement autour de 8% au niveau national et de 9% en Europe”, a déclaré Eric Dor, directeur des sciences économiques à l’école de gestion de l’Université de Californie à Lille. “Cela signifie que même un taux d’intérêt de 0,7% offert par l’Etat maintient un taux d’intérêt réel d’environ -8%”, a-t-il ajouté. “L’épargnant qui achète ce bon va continuer, comme avec les livrets d’épargne, à perdre beaucoup de pouvoir d’achat”, poursuit Eric Dor.

Alors, les épargnants et les investisseurs individuels laisseront-ils l’argent sur des comptes d’épargne ou dirigeront-ils une partie de leur argent vers des obligations d’État ? Les deux produits ont des fonctionnalités différentes. Un livret d’intérêts permettra au titulaire de retirer son argent à tout moment. L’argent placé dans une obligation d’État ne peut être récupéré qu’à l’échéance, 5 ans ou 10 ans, dans ce cas. Il est toujours possible de revendre un bon état en cours de route, mais vous perdrez une partie de votre capital de démarrage. C’est le marché qui détermine la valeur d’un bon gouvernement « de seconde main ». De plus, dans la revente avant échéance, une taxe de 0,12% pourrait être due sur les opérations de bourse.

L’évolution future des taux d’intérêt doit également être prise en compte. Il n’y a pas de boule de cristal pour prédire l’avenir des taux d’intérêt sur les produits d’épargne et d’investissement. Les récentes déclarations de la patronne de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, pointent du doigt une remontée des taux d’intérêt, qui évoque la fin des taux d’intérêt négatifs à la fin du troisième trimestre. Cela offrira-t-il des opportunités d’investissement plus intéressantes que les obligations d’État actuelles ? La question reste ouverte.

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