Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a rendu jeudi un jugement d’opposition contre un habitant de Jodoigne né en 1964. En février dernier, il avait été condamné par défaut à six ans de prison pour des faits de viol et de pudeur commis sur mineur entre 2007 et 2010. Il était en fait une peine complémentaire de dix-huit mois d’emprisonnement prononcée en 2016 à l’encontre des prévenus, pour des faits de même nature. La décision de l’opposition de jeudi a réduit cette peine de six ans de prison à 40 mois, avec une indemnité provisoire supérieure à deux ans de prison.
La victime avait révélé les faits en 2019, alors qu’elle était adolescente et que ses parents avaient évoqué la possibilité qu’elle consulte un gynécologue pour la première fois. Consternée, elle a expliqué que lorsqu’elle avait entre 5 et 7 ans, elle séjournait souvent chez sa sœur à Jodoigne. Le prévenu était son associé à l’époque et s’est retrouvé seul avec la jeune victime lorsque son associé travaillait certaines nuits. La mineure a alors subi des caresses et des viols, et l’auteur lui a dit que cela lui ferait mal si elle osait en parler.
L’enquête a trouvé des fichiers pédopornographiques sur le disque dur de Jodoignois et a montré qu’il effectuait des recherches spécifiques sur Internet. Lorsqu’il est venu s’opposer à la condamnation par défaut, l’accusé n’a pas nié les faits, mais a assuré qu’il n’en avait absolument aucun souvenir. Le verdict rendu jeudi considère cette déclaration comme “particulièrement improbable”.
Si la peine de six ans prononcée par défaut est remplacée par quarante mois de mise à l’épreuve dépassant deux ans de prison, le tribunal confirme également une peine de dix mois de prison et 800 euros d’amende pour l’interpellation d’images pornographiques infantiles.