Après la garde à vue des chasseurs, plusieurs voix du monde de la chasse se sont élevées pour dénoncer la série d’auditions. “Ces processus sont d’une violence indescriptible et le monde rural ne restera pas sans réponse”, a déclaré Jean-Luc Fernandez, président de la Fédération de chasse de l’Ariège. “Je trouve inacceptable que le chasseur blessé ce jour-là, qui marche toujours avec des béquilles, ait été en garde à vue pendant 8 à 19 heures”, a-t-il ajouté. Des chasseurs doivent se rassembler vendredi devant la gendarmerie de Saint-Girons pour protester contre les gardes à vue.
Zone restreinte
Le 20 novembre, les chasseurs installent leurs postes de tir sur les hauteurs de Seix, dans un domaine dit “Domanial du Valier”, a priori interdit à la chasse. L’un des chasseurs aurait aperçu “deux petites taches brunes” en milieu d’après-midi sans se douter qu’il s’agissait d’un ours, accompagné de ses deux chiots. Selon le récit des chasseurs, l’ours aurait alors attaqué le septuagénaire à hauteur de patte. Traîné sur plus de quinze mètres, le chasseur aurait réussi à tirer, tuant le plantigrade sur le coup.