L’essentiel Le premier sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) français de nouvelle génération, le Suffren, sera mis en service à Brest ce vendredi 3 juin. Il sera inauguré en présence du nouveau ministre des Armées Sébastien Lecornu.
C’est le dernier né de la flotte sous-marine française. L’admission au service actif du premier sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) de nouvelle génération, le Suffren, aura lieu le vendredi 3 juin à Brest (Bretagne). Inauguré en présence du ministre des Armées Sébastien Le Cornu, le Suffren est le premier de sa génération, conçu dans le cadre du programme Barracuda.
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D’une longueur de 99 mètres et d’un diamètre de 8,8 mètres, ce bâtiment à propulsion nucléaire de 5 300 tonnes peut accueillir jusqu’à 65 hommes à son bord et dispose d’une autonomie de 70 jours. Il embarque également un arsenal de pointe : missiles de croisière navals, missiles anti-missiles, torpilles lourdes, mines… Cependant, contrairement aux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), le Suffren n’emporte pas d’armes nucléaires.
Six nouveaux bâtiments
Ce bâtiment s’inscrit dans un projet de longue haleine de rénovation de la flotte française, comme l’a confié à franceinfo Vincent Groizeleau, rédacteur en chef de meretmarine.com : “Jusqu’à présent, la Marine nationale disposait de sous-marins qui datent des plus anciens “sous-marins d’attaque – du début des années 1980. Il était donc urgent de les remplacer. Cette nouvelle génération, six nouveaux bâtiments qui remplaceront les anciens, sont complètement hors de portée.
Lancé en 2019 à Cherbourg, le Suffren a mis 3 ans pour être admis au service actif dans la flotte française. Cinq autres sous-marins du programme Barracuda devraient bientôt être lancés. Le deuxième SAC de la classe Barracuda, le Dugay-Trouin, devrait être mis à l’eau d’ici la fin de l’été prochain et pourrait être livré à la Marine nationale au mieux en 2023.