Si vous êtes abonné à Canal+, vous ne pourrez bientôt plus zapper une chaîne de TF1. Le groupe Canal+ a annoncé vendredi 2 septembre « renoncer » à la diffusion des chaînes gratuites du groupe Bouygues (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI), dans le cadre du renouvellement du contrat de distribution entre les deux parties , notamment pour l’exigence du versement “d’une rémunération très substantielle”.
“Face à ces demandes infondées et déraisonnables de chaînes accessibles à tous gratuitement et qu’ils doivent suivre, le groupe Canal+, partenaire historique du groupe TF1, est contraint de renoncer à diffuser ces chaînes en France métropolitaine”, Canal+ a indiqué dans un communiqué.
“Conscient de l’importance de la Coupe du Monde de la FIFA [20 novembre – 18 décembre] pour ses abonnés, et grâce à sa collaboration avec beIN Sports, qui détient tous les droits de la compétition, le groupe Canal+ pourra proposer l’intégralité de l’événement à ses abonnés”, a également assuré la filiale du groupe à Vivendi
De son côté, TF1 dit “prendre acte” de cette décision. “Canal+ n’a pas souhaité conclure un nouvel accord de distribution des chaînes et services de TF1 malgré des semaines de discussions et de négociations, choisissant de priver ses abonnés des chaînes et services qu’ils paient dans leur abonnement”, a indiqué le groupe dans un communiqué. .
Message à nos téléspectateurs pic.twitter.com/NHXizflmfo
— TF1 (@TF1) 2 septembre 2022
Ce n’est pas la première fois que les deux géants français de l’audiovisuel se disputent le dossier de la distribution des chaînes gratuites du groupe TF1.
Avant la signature de leur contrat de pré-pince fin 2018, les discussions entre les deux groupes s’étaient transformées en litige commercial : en refusant de payer pour pouvoir diffuser des chaînes autrement accessibles gratuitement sur la TDT, Canal+ avait décidé de couper la transmission de TF1 à ses abonnés, provoquant un tollé chez certains téléspectateurs.
Comment chacun peut-il être mieux informé ?
Participez à la consultation lancée dans le cadre du projet européen De facto sur la plateforme Make.org. Franceinfo est le partenaire