L’essentiel Un professeur d’histoire d’un institut nantais a enseigné à ses élèves le programme qui entrera en vigueur en début d’année prochaine. Au lycée, les élèves devaient travailler sur des matières qu’ils n’avaient pas apprises. Les parents demandent au presbytère une solution.
L’histoire a l’air incroyable. C’est pourtant tout à fait vrai. Un professeur d’histoire à l’Institut Nelson-Mandela de Nantes a enseigné le mauvais programme. Les élèves de terminale de la section bachibac – section bilingue avec un double cursus en français et en espagnol – ont appris le programme de l’année académique 2022/2023 et non le programme de l’année académique en cours.
Les élèves l’ont découvert à la veille du test d’histoire d’espagnol du lycée 2022 en discutant avec des amis d’autres écoles. Le jour de l’épreuve, mercredi 1er juin, ils ont pu choisir entre une thèse sur un sujet traité durant l’année et une seconde qui a rapidement débordé. Il ne suffit pas d’écrire plusieurs doubles copies de qualité. “Il y a des enfants qui éclatent en sanglots”, raconte une mère étudiante, Stéphanie Le Dreff dans l’ouest de la France. “Ce sont des jeunes qui pointent des mentions ‘très bien’ pour leur future orientation, ils travaillent comme des fous depuis plus de deux ans pour y parvenir.” Une seule note inférieure à 10/20 est éliminatoire
Comment le professeur a-t-il pu se tromper pendant une année entière ? Impossible à dire. La raison est inconnue. Les élèves disent que leur professeur leur a dit qu’ils en avaient assez appris. “La vérité, c’est qu’on est tombé sur des matières qu’on n’a pas ou peu étudiées”, raconte un étudiant de Ouest-France. Le programme scolaire pour la prochaine année scolaire est différent de celui en cours. Environ un tiers des matières diffèrent et les notions sont plus ou moins bien développées sur divers sujets, selon les élèves concernés.
Les parents prennent du recul
Pour les parents d’élèves, il ne s’agit pas pour leurs enfants de payer l’erreur de l’enseignant, même s’ils ne veulent “ni lyncher un enseignant, ni remettre en cause l’Éducation nationale”. Ils demandent que soit prise en compte la meilleure note de l’année obtenue en contrôle continu.
Le Rectorat de Nantes a repris l’inspection pédagogique régionale et discute avec l’école et les autorités académiques de la meilleure solution à trouver pour les élèves. La vingtaine d’étudiants nantais ont subi un stress important à cause de cette erreur et, malgré tout, ils doivent rester concentrés et réviser pour les prochaines épreuves. En espérant obtenir gain de cause pour cette épreuve de l’histoire.