L’ancien ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, désormais candidat aux législatives dans le Loiret, a été aspergé de mousse blanche et insulté dans un marché de Montargis ce samedi, a-t-on appris de sources concordantes. Deux hommes ont été arrêtés pour ces actes.
Une nouvelle attaque contre une personnalité politique de premier plan. Suite à l’attentat contre Marine Le Pen, visée par un jet d’œufs vendredi alors qu’il se déplaçait vers le nord, c’est l’ancien ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer qui, ce samedi 4 juin, a été aspergé de mousse blanche. à Montargis (Loiret).
“Lorsque M. Blanquer se promenait dans un marché dans les rues de Montargis pour la campagne législative, il a été victime d’une surenchère. Les deux auteurs présumés ont été interpellés avec l’aide d’agents de sécurité”, a indiqué à l’Agence France-Presse le secrétaire général adjoint de la préfecture du Loiret.
Pétillant de #blanc à #montargis pic.twitter.com/eeso86JGEs
— Élisabeth Roman (@lisadol) 4 juin 2022
La scène, filmée par plusieurs témoins, a été diffusée sur les réseaux sociaux. C’est également par le biais d’un tweet que le prédécesseur de Pap Ndiaye a évoqué son agression. “Une campagne électorale est un moment de bonheur démocratique par l’échange. Ça va bien ici à Montargis à la rencontre des citoyens. Je viens de me faire attaquer par deux personnes qui veulent casser ça. Nous ne l’acceptons pas. Vive le calme, vive le respect, vive la démocratie”, a-t-il écrit sur le réseau social à l’oiseau bleu.
Soutenu par Elisabeth Borne
Selon franceinfo, les deux personnes qui ont attaqué Jean-Michel Blanquer sont deux enseignants. Cependant, si on peut les entendre chanter “Education in Disorder” dans la vidéo diffusée, cette information n’a pas été confirmée par une source officielle.
En attendant, Jean-Michel Blanquer a pu compter sur le soutien de la Première ministre, Elisabeth Borne, qui, s’exprimant également sur le réseau social Twitter, a écrit : « Le débat, la confrontation des idées est toujours riche. La violence physique ou symbolique n’a pas sa place dans notre démocratie. »
Le procureur de Montargis, Loïc Abrial, a confirmé à l’AFP l’ouverture d’une enquête pour “violences aggravées”. “M. Blanquer a reçu de la crème blanche ou de la mousse. Il a porté plainte. Deux personnes inconnues des services sont en état d’arrestation”, a-t-il précisé.