Législatives françaises : Macron dirigeants à l’étranger, Manuel Valls est éliminé et quitte Twitter

Les candidats de la Macronie sont arrivés en tête dimanche des suffrages des Français de l’étranger au 1er tour des législatives, à l’exception notable de Manuel Valls, éliminé dès le premier tour, devancé par le candidat des Nupes, la gauche- alliance d’aile qui a bien fonctionné.

“Prenant acte des résultats (…) Si la dissidence et la division ont semé la confusion, je ne peux pas ignorer mon score et le fait que ma candidature n’a pas été convaincante”, a déclaré l’ancien Premier ministre sur Twitter, le tout avant même que les résultats officiels ne soient connus. . publié par le ministère des Affaires étrangères, et en référence au député sortant et candidat dissident Stéphane Vojetta, qui a terminé 2e.

“A moi d’en tirer lucidement les conséquences”, a-t-il écrit, avant d’appeler au blocage du second tour par le candidat du Nupes Renaud Le Berre, premier de cette cinquième circonscription française à l’étranger, qui comprend l’Espagne. Portugal, Monaco et Andorre et compte environ 120 000 électeurs inscrits.

Plusieurs membres des Nupes, et notamment LFI, se sont aussitôt réjouis de la nouvelle, diffusant sur Twitter, comme le numéro 2 LFI Adrien Quatennens, une photo de Jean-Luc Mélenchon et d’autres parlementaires brandissant des pancartes “Bon débarras”.

Dans les onze circonscriptions des Français résidents de l’étranger, le Nupes a réussi à placer ses candidats en tête dans deux d’entre elles, et s’est classé deuxième presque partout, à l’exception de la huitième circonscription qui regroupe les résidents français de huit pays méditerranéens. , dont l’Italie et Israël. Dans cette circonscription, le député sortant Meyer Habib, candidat UDI, est arrivé premier.

Dans la 1ère circonscription, qui regroupe les Français d’Amérique du Nord, se trouvait d’abord Roland Lescure, un député hors de macronie, mais talonné de près par la candidate du Nupes, Florence Roger.

Dans le 6e (Suisse), le député sortant Joachim Son-Forget, élu en 2017 par la République en marche, a été éliminé. En rupture avec son parti et au centre de nombreuses polémiques, il a été largement évincé par les électeurs au profit de Marc Ferracci, un économiste proche du président Emmanuel Macron.

Les Polynésiens, qui ont voté samedi, placent également les candidats à la présidentielle du premier (Nicole Bouteau, 41,9%) et du second (Tepuaraurii Teriitahi, 33,2%) en tête. Dans la troisième circonscription, en revanche, c’est le sortant Moetai Brotherson, qui siégeait avec les communistes à l’Assemblée, qui est arrivé en tête (34,2 %), deux points devant le candidat macroniste.

Plus encore qu’à l’élection présidentielle, l’abstention, projetée à un niveau record pour un premier tour des législatives (52 ou 53% selon les sondages contre 51,3% en 2017), devrait jouer un rôle clé dans le vote des 12 et 19 Juin.

Les Français de l’étranger semblent s’être davantage mobilisés qu’en 2017, où le taux de participation atteignait 19,1 %, selon des données provisoires.

L’abstention des jeunes et de la classe ouvrière pourrait profiter à la majorité actuelle, qui dispose d’un électorat plus âgé et plus aisé que le RN ou les Nupes, estiment les experts.

Mais “il y a de l’inquiétude” chez les macronistes, a indiqué dimanche soir à LCI le sondeur Frédéric Dabi (Ifop) car “il y a des hypothèses qui donneraient des majorités relatives” au camp d’Emmanuel Macron, en dessous de la majorité absolue de 289 sièges.

Il devancerait les Nupes (LFI, EELV, PS, PC) autour de Jean-Luc Mélenchon qui pourraient remporter entre 170 et 205 sièges, devant LR (de 35 à 55 députés) et le RN (de 20 à 50 sièges) , selon l’Ifop.

Mais “le scénario de la majorité absolue des Nupes est pour l’instant écarté”, selon Frédéric Dabi.

Jean-Luc Mélenchon veut toujours croire à une victoire qui obligerait ensuite Emmanuel Macron à le nommer Premier ministre, même si le président a rappelé qu’il avait la prérogative de choisir son chef de gouvernement, même dans la cohabitation. “Ça ne sert à rien de payer une crise institutionnelle”, a déclaré dimanche l’insurgé à LCI.

“Vent la malédiction”

A l’extrême droite, Marine Le Pen, en campagne dans le Pas de Calais, a voulu mobiliser ses troupes, les assurant qu'”il est encore temps d’empêcher Macron d’avoir tous les pouvoirs” et de “vaincre la malédiction d’un vote inéquitable”. . système, qui entretient un système dévoré par les vers ».

Le finaliste à la présidentielle (41,5 % au second tour) était resté assez discret jusque-là.

Depuis, Le Pen a revu ses objectifs à la hausse et a appelé ses partisans à “lui donner entre 100 et 150 députés”.

Dans un message vidéo diffusé dimanche matin, le leader d’extrême droite avait demandé, avec le président du parti Jordan Bardella, de “se rendre aux urnes”. La veille, il avait supplié les “patriotes” de ne pas “faire entendre leur voix” en pleine guerre fratricide avec le camp d’Eric Zemmour (Reconquête !).

Ce dernier a également été écrasé par l’un de ses anciens “amis”, le maire de Béziers Robert Ménard, qui s’est dit sur BFMTV “en colère, pas à moitié” contre l’ancien polémiste, qui a selon lui “caricaturé” ses idées lors d’un “fou”. furieux « qui » joue aujourd’hui le jeu de Mélenchon. »

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