Invité sur France Inter, le dirigeant des Insoumis a ressenti le besoin de « hausser le ton ».
Ses déclarations ont suscité la polémique. Et cela a provoqué la colère de l’opposition. Après une intervention policière qui s’est soldée par un mort et un blessé grave, Jean-Luc Mélenchon a déclaré dans un tweet : “Encore un abus de pouvoir inacceptable. La peine de mort pour refus d’obtempérer. Est-ce que le préfet l’approuve ?”, se félicite le ministre ? est la honte ?
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Deux jours plus tard, le chef de la France rebelle ajoutait : “La police tue, et le groupe de faction Alliance justifie les tirs et la mort par ”négatif”. La honte c’est quand ? Invité ce matin sur France Inter, le député sortant de Marseille assume son propos. “C’est mon devoir de le faire”, a-t-il déclaré. Avant de justifier son second tweet : “Ce qu’il a dit [dans un premier temps] il n’a trouvé aucun écho. Comme cela ne fonctionnait pas, j’ai élevé la voix. Et j’obtiens ce que je veux. Des milliers de personnes ont le sentiment qu’il existe un dirigeant politique qui n’accepte pas l’évolution de l’usage de la force policière telle que définie par le pouvoir politique qu’il commande.
Balayant les critiques de l’opposition, qui selon lui venait de “droite ou d’extrême droite”, le chef de file des Insoumis a précisé : “Si vous votez pour moi, je changerai la doctrine de l’usage de la police dans notre Jean- Luc Mélenchon s’est alors défendu comme “anti-police”: “Je ne l’ai jamais été. Je suis contre l’usage disproportionné de la violence”, a-t-il conclu.
L’ancien premier ministre de François Hollande, Bernard Cazeneuve, a déclaré ce matin sur Twitter : “La police nous protège. La police tombe chaque année pour assurer la protection des Français. Ils méritent notre respect. Les insulter et les discréditer pour électoralisme et pur cynisme est irresponsable et indigne. » Le maire de Nice, Christian Estrosi, juge les propos de Jean-Luc Mélenchon “inavouables”. “Nous devons le mettre hors de danger”, a-t-il poursuivi. “Attaquer la police, c’est porter atteinte à la République et à la démocratie.”