Le gérant de la boulangerie, âgé de 44 ans, a été blessé au pied lors d’une attaque policière. Il a été hospitalisé à Tours. L’état de santé de l’homme de 40 ans a été jugé incompatible avec une garde à vue alors qu’il doit subir une intervention chirurgicale, a déclaré Dulin mardi soir. Selon le parquet, la principale victime, une femme de 33 ans, employée de la boulangerie, “entretenait une relation affective avec le gérant”.
La jeune femme est entrée dans le magasin mardi matin avant l’ouverture du centre commercial. Lorsqu’elle est arrivée au bureau de son patron, il l’a menacée “armée d’un fusil de chasse chargé de calibre 12”. L’intervention d’un autre employé a permis aux deux femmes d’enfermer le gérant dans la chambre avant d’alerter la police, a indiqué le magistrat. Une enquête a été ouverte pour “tentative d’homicide involontaire sur un conjoint”, a déclaré Dulin.
Troubles psychiatriques
Le suspect avait déjà été condamné pour violences conjugales envers son ex-femme en 2021. Il avait fait appel. Il fait également l’objet d’une inquiétante procédure de disparition depuis le 16 mai, ont indiqué les procureurs, ajoutant qu’il “souffrait de troubles psychiatriques” et avait déjà fait plusieurs tentatives de suicide.
Des policiers du commissariat de Tours puis du Raid ont tenté des négociations infructueuses avant que l’attentat ne soit décidé. Le raid a fait sauter la porte du bureau avant de neutraliser le fou avec une grenade assourdissante. Une cinquantaine de fonctionnaires ont été mobilisés, selon le parquet. Le centre commercial, qui n’était pas encore ouvert à l’arrivée des forces de l’ordre, est resté fermé au public toute la journée.