“Notre histoire est un peu atypique”, avoue Nicolas (renommé 37 ans), le père d’un fils de 7 ans qui est en garde à vue depuis trois ans et demi. La mère a obtenu un droit de visite et d’hébergement pour un week-end de deux vacances scolaires et demie. Une situation rare en France, puisqu’elle ne concerne que moins de 10% des situations. Nous voulions contacter l’ex-petite amie de Nicolas, qui, selon lui, a “catégoriquement” refusé de nous parler. Cependant, nous avons pu consulter les différents jugements rendus ainsi que la consultation sociale.
Il y a quatre ans, Nicolas, qui travaille dans l’administration pénitentiaire, s’est séparé de son ex-petite amie qui travaille dans le secteur bancaire, après dix ans de relation. Cette séparation prend une tournure conflictuelle lorsque l’homme exprime son désir de garde partagée. “Je pensais qu’on partagerait la garde, qu’on resterait dans le secteur Bretagne où on vivait et où notre fils allait rentrer”, raconte Nicolas. Mais il a changé de département et a voulu la prendre, m’y suis-je opposé. Lui et moi étions très proches, il avait ses liens sociaux ici, sa nounou, là il changeait complètement son environnement, sans tenir compte du bien de l’enfant… »
Premier procès en sa faveur
Une première condamnation a établi la “résidence habituelle” du mineur au domicile du père, citant notamment qu'”il est établi que la mère est à l’origine du transfert”, cela en séjournant chez son père, sa ville. à l’origine, “l’enfant va évoluer dans son environnement habituel” et pointe aussi “l’incertitude sur l’horaire de travail de la mère”. Tout en précisant que « la résidence pourrait évoluer vers une résidence alternative en cas de conciliation de la mère ou du père ».
Un procès mal jugé par la mère qui a demandé la garde exclusive. Elle appelle. “Ça a été long, il y a eu le Covid et une enquête sociale a été décidée”, se souvient Nicolas. La procédure dure trois ans. Pendant ce temps, son ex-compagne accuse l’homme de violences et dépose des mains courantes avant de revenir sur ses déclarations devant le juge, toujours selon Nicolas. “Toutes les accusations ont été démantelées”, a-t-il déclaré. Mon parcours professionnel, mon environnement ont prouvé que je n’étais pas une personne violente. “.
Copie des sentences et de la consultation sociale à laquelle
LES TÉMOINS. “C’était la meilleure décision pour lui” : Nicolas a la garde principale de son filsAGRANDIR