Les Français votent dimanche au premier tour des législatives, marqués à midi par une forte abstention qui pourrait arbitrer l’affrontement entre la coalition qui soutient Emmanuel Macron, en quête de la majorité absolue, et la gauche ressuscitée Jean-Luc Mélenchon .
Par AFP Publié le 12/06/2022 à 16:08 Temps de lecture : 3 min
Selon les derniers sondages pré-électoraux, l’alliance de gauche Nupa (LFI, PCF, PS et EELV) côtoie dans les intentions de vote Ensemble !, une coalition macroniste de LREM/Renaissance, MoDem et Horizons. Lire aussi Législatives 2022 : un duel tendu et suspendu jusqu’au bout
La participation s’est établie à 18,43% des 48 millions d’électeurs à midi, un chiffre inférieur de 0,8 point par rapport à 2017 où il s’établissait à 19,24%, et de 2,5 points aux élections législatives de 2012 à la même époque (21,06%). Il est également bien inférieur à celui du premier tour de la présidentielle de 2022 à la même époque (25,48%), mais bien supérieur à celui des élections départementales et régionales de 2021 (12,22%).
Au Puy-de-Dôme, dans le village de Saint-Georges-de-Mons, Frédéric Cordoba, 36 ans, et Audrey Mertz, 39 ans, ont voté pour la première fois de leur vie à l’élection présidentielle et recommencent. législatures. : « Nous avons décidé de voter car la vie est devenue trop dure et nous espérons que cela va changer les choses. On travaille tous les deux, on a trois enfants et avec la baisse du pouvoir d’achat on arrive à peine à tenir la fin du mois.» Pour Henri Muceli, 53 ans, venu à vélo dans son bureau de vote de Thionville, en Moselle, le vote devrait être “obligatoire comme en Belgique”: “voter” est un devoir, donc on peut dire réfléchir au lieu de critiquer la Belgique.” éviter de.
Une majorité relative ?
Les derniers sondages publiés vendredi réunis! en tête en nombre de députés, mais pas forcément avec la majorité absolue -289 sièges sur 577- que la macronie qu’il avait à la précédente Assemblée nationale élue en 2017. Si M. Macron n’obtenait qu’une majorité relative, il serait contraint de traiter avec d’autres groupes parlementaires pour que leurs lois soient adoptées.
Si, dans le scénario le moins probable, les Nupes de Jean-Luc Mélenchon obtenaient la majorité absolue, Emmanuel Macron serait privé de la quasi-totalité de ses pouvoirs. C’est dans cet objectif en tête que M. Mélenchon a réitéré qu’il souhaitait faire de cette élection législative “un troisième tour” qui lui permettrait d’être “élu Premier ministre”.
M. Macron a choisi de se présenter, comme lors de l’élection présidentielle, comme un rempart contre “les extrêmes”. Dont la Première ministre Elisabeth Borne, quinze membres du gouvernement se présentent aux élections législatives et devront quitter l’exécutif en cas de défaite, selon une règle non écrite mais déjà mise en place en 2017 par M. Macron.
La droite et l’extrême droite en décrépitude
Après que Marine Le Pen a obtenu plus de 40% des suffrages au second tour de l’élection présidentielle, le Rassemblement national est, selon les derniers sondages, devancé par Nupes et Ensemble ! à des fins législatives. Il pourrait toutefois obtenir entre 20 et 40 députés, contre huit élus en 2017, et ainsi former un groupe parlementaire pour la première fois depuis 1986. Lire aussi Législatives 2022 : à Hénin-Beaumont, le RN met tout en œuvre pour réactiver le flamme
L’ancien candidat d’extrême droite à la présidentielle Eric Zemmour alimente également les espoirs d’être élu député dans le Var.
Enfin, ces élections législatives s’annoncent à très haut risque pour la droite traditionnelle des Républicains (LR), dont la candidate Valérie Pécresse a obtenu moins de 5 % des suffrages à la présidentielle.
Environ 6 300 candidats se présentent pour 577 sièges. Ceux qui ne seront pas élus dimanche soir devront, pour accéder au second tour le 19 juin, soit atteindre les deux premiers de leur circonscription, soit obtenir les voix de 12,5 % des inscrits.