La Toyota n°8, pilotée par le Suisse Sébastien Buemi (à droite), devant la n°7, pilotée par le Britannique Mike Conway, sur le circuit de la Sarthe lors de la 90e édition des 24 Heures du Mans, samedi 11 juin 2022 DAMIEN MEIER / AFP
Après une édition 2020 tenue à huis clos par l’épidémie de Covid-19 et l’édition 2021 qui n’a accueilli que 50 000 spectateurs (20% de l’effectif habituel), les tribunes du circuit sarthois se remplissent, cette année, en plein essor pour la 90e édition des 24 Heures du Mans, samedi 11 juin et dimanche 12 juin 2022.
Mais si l’ambiance était différente dans les tribunes, rien n’a bougé en piste, ou presque. Pour la cinquième année consécutive, Toyota remporte la classique du Mans, réalisant à nouveau le doublé (comme en 2018, 2019 et 2021) dans la catégorie “Hypercars”.
Contrairement à l’édition précédente, c’est pourtant l’équipage de la Toyota n°8 du Suisse Sébastien Buemi, du Japonais Ryo Hirakawa et du Néo-Zélandais Brendon Hartley qui a devancé la Toyota n°7 du Britannique Mike Conway, le Japonais Kamui Kobayashi et l’Argentin José. Maria López, deux minutes avant l’arrivée dimanche à 16 heures.
L’équipe américaine Glickenhaus complète le podium grâce à l’équipage n°709, formé par l’Australien Ryan Briscoe, le Britannique Richard Westbrook et le Français Franck Mailleux, à cinq tours de la Toyota n°8.
Alpine, jamais dans le jeu
En revanche, l’équipe française Alpine a connu un triste week-end. Dépassés dès le départ par les deux Glickenhaus, le 36e équipage du Brésilien André Negrao et des Français Matthieu Vaxiviere et Nicolas Lapierre accusaient déjà sept tours de retard sur le leader samedi à 22 heures, après deux ravitaillements en moins d’une minute. heure, suite à un problème d’embrayage.
Pire, un accident s’est produit vers 9 heures dimanche matin : Matthieu Vaxiviere a perdu le contrôle de son véhicule à l’entrée d’un virage en tentant de doubler une voiture GT (plus lente), et s’est retrouvé contre la barrière de protection. Après avoir abandonné le temps de faire des réparations, Alpí a finalement terminé à la 23e place, à dix-huit tours du vainqueur.
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Malgré un tour de piste de Sébastien Buemi peu avant 23h samedi et une crevaison dimanche vers 7h30, toujours avec le pilote suisse au volant, la Toyota n°8 a contrôlé la course, prouvant toute sa fiabilité.
A 33 ans, M. Buemi rejoint le Français Yannick Dalmas, le Belge Olivier Gendebien et le Français Henri Pescarolo dans le cercle fermé des quadruples vainqueurs de la classique du Mans. Le record de victoires chez les pilotes reste en la possession du Danois Tom Kristensen (neuf coups sûrs). “Nous sommes heureux, nous n’avons eu aucun problème. C’est incroyable. Est parfait. Une belle journée”, a déclaré, flegmatique, le natif du canton de Vaud à son arrivée au micro de La Chaîne L’Equipe.
Dans la deuxième catégorie de véhicules dite “LMP2” (pour “Le Mans prototype 2”), la JOTA n°38 s’est imposée devant la Prema n°9 et la JOTA n°28. A noter la 9e place de Sébastien Ogier, huit fois mondial. champion de rallye, qui a participé pour la première fois à la mythique course d’endurance, au sein de l’équipage numéro 1 du Richard Mille Racing.
Dans la troisième catégorie, en « LM GTE Pro » (pour « Le Mans grand touring endurance »), la Porsche n°91 a devancé deux Ferrari, les n°51 et 52, au terme d’une course pleine de virages et de girs.
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Alors que l’édition 2022 des 24 Heures du Mans vient de s’achever, la prochaine est déjà particulièrement attendue et pas seulement parce qu’elle en sera le centenaire. L’année 2023 marquera aussi le retour des grosses écuries : Peugeot, Porsche, Ferrari ou encore Cadillac, ce qui augmentera la concurrence dans la catégorie “Hypercars”.
Florian Lefèvre