Battus pour la deuxième fois de suite au Stade de France, les Bleus ont bouclé lundi soir le dernier rassemblement de la saison par un quatrième match consécutif sans succès contre la Croatie (0-1).
Par Maxime Brigand, au Stade de France le lundi 13 juin Modifié le lundi 13 juin à 23:21
France 0-1 Croatie
But : Modrić (5e, SP) pour la Croatie
Didier Deschamps marche dès le premier jour avec un juge en poche : le résultat. A 53 ans, l’entraîneur des Bleus, qui fêtera ses 10 ans sur le banc le mois prochain, aime répéter à l’envi que seul ce fameux résultat déciderait de tout, qu’il serait la seule frontière entre un bien et un mal. Jeu. Alors voilà : durant ce mois de juin, Deschamps a vu son équipe de France se casser les dents, reprendre deux nuls de ses déplacements et perdre deux fois à domicile. Elle a également vu son public crier sur elle et l’un de ses joueurs – Jonathan Clauss, qui a sans doute vécu ses dernières minutes avec un survêtement bleu sur le corps après un douloureux échange individuel – témoin de cette triste performance les mains sur les hanches. Pour la première fois de son histoire, la Croatie a réussi : sa dixième tentative aura été la bonne.
Crépuscule et sifflets
Cette fois, les Bleus n’ont eu besoin que de trois minutes, d’un premier corner croate et d’un pied légèrement posé par Ibrahima Konaté sur le talon de Josip Brekalo pour se retrouver le nez dans la boue. Luka Modrić a éclaté de rire après cette horrible tentative très honnêtement on ne peut qu’être d’accord et c’est donc la première période pleine qui revient sous les yeux d’un Stade de France plein à craquer. La suite a été simple : durant les 40 autres minutes de la face A de ce France-Croatie, on a vu l’équipe de France filer le ballon sans pouvoir électriser l’intérieur du match et sans autre objectif que d’attendre l’exploit individuel. d’un Kylian Mbappé s’agitait, mais il n’a pas été très performant face à un Josip Stanišić au travail. A dix minutes de la pause, Didier Deschamps, qui avait initialement opté pour le déploiement d’un troisième schéma en quatre jours avec cette fois un 4-3-3 sans grands réflexes collectifs qui lui a tiré la langue dans la plupart de ses phases défensives. face à un trio Modrić-Brozović-Kovačić habitué à jouer ensemble depuis la nuit des temps, puis s’est levé pour tenter de secouer ses pions et s’est disputé, surtout, de longues minutes avec Mbappé et Benzema. En vain : à la mi-temps, les visiteurs de la soirée de Saint-Denis, qui n’ont vu les bleus sortir de leurs ténèbres qu’avec une maigre demi-volée de Mbappé (7e) et un pétard dévié de Nkunku (28e), ont hurlé sa colère . et les sifflets ont retenti.
Maux de tête
En revanche, le jeu de Deschamps était décourageant. Benjamin Pavard, d’abord, envoyé sur scène pour prendre la place d’un Jules Koundé une fois de plus mal à l’aise dans une position qui n’est pas la sienne, et Aurélien Tchouaméni, ensuite, qui a lâché sa veste pour remplacer un Boubacar Kamara dont c’était probablement l’un des que des satisfactions. du premier acte tricolore. Conséquence : dans l’un de ses premiers ballons, le nouveau tour du Real Madrid, arrivé avec quelques idées, a tenté d’exciter la rencontre de loin (48e) puis a vu Ivušić bloquer une faible tentative de Nkunku (51e). Peu avant l’heure de jeu, on retrouvait surtout le désormais ancien joueur de l’AS Monaco de l’autre côté du terrain pour venir jouer les pneus devant Pašalić après une remise de Pavard (58e). Puis Mbappé a eu une nouvelle chance de mettre le contact (61e), s’est effondré pour la deuxième fois en moins de dix jours sur la pelouse du Stade de France et s’est relevé, conscient qu’il s’agissait en fait du seul tir du soir d’un clan une fois. Maignan sauve à nouveau quelques minutes plus tard (72e). Problème : Lorsqu’il se sent voué à revêtir une cape en solo, l’attaquant du PSG est aussi souvent condamné à s’éparpiller en allant aux lancers francs et en essayant de dribbler tous les rivaux qui croisent sa route. Dommage : malgré une micro-peur en fin de match, l’équipe de France est tombée à domicile pour la deuxième fois consécutive et est partie en vacances avec des maux de tête. France (4-3-3) : Maignan – Koundé (Pavard, 46e), Konaté, Kimpembe, Digne – Rabiot, Kamara (Tchouaméni, 46e), Guendouzi (Griezmann, 80e) – Nkunku (Coman, 73e), Benzema, Mbappe. Entraîneur: Didier Deschamps.
Croatie (4-3-3) : Ivusic – Stanisic, Erlic, Sutalo, Juranovic – Modric, Brozovic, Kovacic (Sucic, 90e) – Pasalic (Majer, 65e), Budimir (Kramaric, 72e), Brekalo (Vlasic, 72e). Entraîneur: Zlatko Dalic.
Par Maxime Brigand, au Stade de France