L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mardi 14 juin qu’elle convoquait une réunion de son comité d’urgence le 23 juin pour évaluer si la variole du singe représente une “urgence de santé publique d’intérêt international”.
L’augmentation actuelle des cas est “inhabituelle et inquiétante”, a déclaré son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse. “Nous pensons que la situation nécessite une réponse coordonnée en raison de la propagation de la maladie dans le monde”, a-t-il déclaré. Des experts internationaux “nous aideront à mieux comprendre le virus”, a-t-il déclaré.
A ce jour, plus de 1.600 cas confirmés ont été signalés à l’OMS dans 39 pays, dont 32 où la maladie n’est pas endémique, a indiqué le directeur général. Selon l’OMS, aucun décès n’a été signalé dans ces pays, contrairement aux pays endémiques, dont le Nigeria et la République démocratique du Congo (RDC).
L’OMS envisage actuellement de “renommer le virus du monkeypox”. “Nous ferons des annonces sur les nouveaux noms dès que possible”, a promis le Dr Tedros mardi. “L’objectif de l’OMS est d’aider les pays à contenir la transmission et à stopper l’épidémie grâce à des outils de santé publique éprouvés, tels que la surveillance, le suivi des contacts et l’isolement des patients infectés”, a-t-il rappelé de l’organisation.
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100 000 doses de vaccin demandées pour l’UE
L’OMS a publié mardi un guide provisoire sur l’utilisation des vaccins antivarioliques. A ce stade, une vaccination “trop” n’est pas recommandée. “Toute décision d’utiliser ou non des vaccins doit être prise (…) sur la base d’une évaluation risques-avantages, au cas par cas”, a précisé l’organisation.
“Il est essentiel que les vaccins soient disponibles équitablement là où ils sont nécessaires”, a-t-il déclaré, ajoutant que l’OMS travaillait avec ses États membres et ses partenaires pour développer un mécanisme d’accès équitable aux vaccins et aux traitements.
De son côté, la Commission européenne a annoncé mardi la conclusion d’un contrat pour l’achat de plus de 100 000 doses de vaccins contre le monkeypox. L’accord porte sur la fourniture de 109 090 doses de vaccin pour le compte des pays européens, a précisé la Commission dans un communiqué. Il s’inspire des achats collectifs de vaccins anti-Covid mais se réfère à des quantités beaucoup plus réduites.
Commercialisé sous le nom d’Imvanex en Europe, Jynneos aux Etats-Unis et Imvamune au Canada, il s’agit d’un vaccin de 3ème génération (vaccin vivant non réplicatif, c’est à dire non répliqué dans le corps humain) autorisé en Europe depuis 2013 et indiqué contre la variole chez l’adulte . Le régulateur européen du médicament a annoncé début juin avoir entamé des discussions avec Bavarian Nordic, le laboratoire du vaccin, pour éventuellement étendre son utilisation contre le monkeypox.
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Le monde avec l’AFP