L’association de consommateurs va porter plainte contre le spécialiste de la revente d’objets électroniques reconditionnés pour dénoncer “de nombreuses atteintes au droit à la consommation”.
L’association de consommateurs UFC-Que choisir va porter plainte mercredi contre la startup Back Market, spécialisée dans la revente d’électronique reconditionnée, l’accusant de “nombreuses infractions au droit de la consommation”, indique-t-elle mercredi dans un communiqué.
La plainte pour “pratiques commerciales trompeuses” doit être déposée mercredi à Paris, explique l’UFC-Que Choisir, qui précise que, “pour encourager l’économie circulaire, il faut encore respecter les droits fondamentaux des consommateurs”. .
L’UFC-Que Choisir reproche divers stages à l’entreprise française. Par exemple, on lui reproche de faire croire aux clients qu’ils font une bonne affaire en affichant le prix de vente du produit reconditionné à côté du prix du produit neuf, alors que le produit neuf n’est pas vendu sur place. “Il ne s’agit pas de promotions”, a déclaré l’association. Il dénonce également les “frais de service” systématiquement facturés aux consommateurs, qui peuvent atteindre 5,99 euros, et qui n’apparaissent qu'”en phase de paiement”.
“Des yeux purs”
Enfin, “Back Market offre aux consommateurs une garantie contractuelle de 12 mois, ce qui laisse présager un avantage considérable offert par l’entreprise”, alors qu’en réalité “cette garantie est imposée par la loi, mais a surtout une durée de 24 mois, y compris les produits reconditionnés “.
L’association de défense des consommateurs précise qu’il s’agit “de la première plainte en Europe d’une association de consommateurs contre le géant réformé”, bien qu’elle ait déjà été fixée par d’autres associations, comme VZBV en Allemagne. Et le président de l’UFC-Que Choisir, Alain Bazot, d’expliquer que l’association “veut que la ‘licorne du reconditionné’ continue à mettre des paillettes dans la vie des consommateurs, sans que leur communication ne soit que de la poussière dans les yeux.”
La start-up Back Market, créée en 2014, s’est consolidée depuis sa création comme le lieu incontournable de l’électronique réformée, un secteur en plein essor, porté par le discours écologique qui défend la réduction de l’impact environnemental des produits électroniques. En janvier dernier, il avait annoncé avoir levé 450 millions d’euros, un tour de table qui l’a ensuite propulsé, avec une capitalisation de 5,1 milliards d’euros, sur le podium des licornes françaises. Elle comptait alors plus de 650 salariés et prévoyait d’en embaucher 400 en 2022.