L’Europe termine dans le vert, la Fed a moins peur des informations fournies par Reuters • 26/05/2022 à 18:44

FIN DES BOURSE EUROPÉENNES

par Claude Chendjou

PARIS (Reuters) – Les actions européennes ont clôturé en hausse jeudi et Wall Street était également en pleine séance verte, alors que le regain d’optimisme sur les marchés boursiers s’est confirmé suite à la publication de nouvelles données économiques aux États-Unis, qui ne demandent qu’une hausse progressive . dans les taux d’intérêt.

A Paris, le CAC 40 termine sur un gain de 1,78% à 6.410,58 points. Le Footsie britannique gagne 0,56% et le Dax allemand 1,59%.

L’indice EuroStoxx 50 gagne 1,72%, le FTSEurofirst 300 0,82% et le Stoxx 600 0,78%.

Le département américain du Commerce a déclaré que la contraction économique du premier trimestre était légèrement plus forte qu’initialement estimée (-1,5% en rythme annualisé contre -1,4%) en raison d’un déficit commercial maximal et d’un léger ralentissement de l’accumulation des stocks.

Les demandes de chômage aux États-Unis, en revanche, ont chuté un peu plus que prévu la semaine dernière, à 210 000.

Ces statistiques n’ont pas remis en cause le regain d’optimisme observé à Wall Street la veille et ont même confirmé, selon Thomas Hilles, président de Great Hill Capital, le scénario de resserrement monétaire moins que redouté.

“Les données soutiennent le développement d’un éventuel biais dovish dans quelques mois”, a-t-il déclaré.

Selon le procès-verbal de la réunion de mai de la Fed, la plupart des responsables de la banque centrale américaine ont jugé “probablement approprié” de nouvelles hausses du coût du crédit de 50 points de base en juin et juillet, une opinion qui a rassuré certains investisseurs, inquiets qu’une forte hausse des taux d’intérêt va s’effondrer. l’économie en récession.

En Europe, où l’inflation évolue également à des niveaux records alors que l’activité montre des signes de ralentissement selon les premiers résultats des enquêtes S&P Global PMI de mai, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, s’est également prononcée en faveur d’une augmentation progressive du coût du crédit. .

Signe de la confiance des investisseurs, l’indice de volatilité a chuté aux Etats-Unis à 27,4 points, un plus bas depuis le 18 mai, et en Europe a terminé sur une chute de 6,4% à 25,6 points.

UN MUR DE RUE

A la clôture en Europe, le Dow Jones était en hausse de 1,54%, le Standard & Poor’s 500 en hausse de 1,76% et le Nasdaq en hausse de 2,18%.

Tous les grands secteurs du S&P-500 sont dans le vert, avec la finance (+1,97%) et la consommation (4,05%) en tête. Ce dernier compartiment se base sur les prévisions de la chaîne de grands magasins Macy’s, en hausse de 15%, et sur les perspectives annuelles des enseignes low-cost Dollar General (+12,1%) et Dollar Tree (+17,6%). Le sous-segment distribution occupe 3,92%.

La tendance est également tirée par l’industrie des semi-conducteurs (+3,18%) suite à l’annonce par Broadcom (+3,4%) du rachat du fournisseur de services de cloud computing VMware (+2,7%) pour 61 milliards de dollars (56,9 milliards d’euros). Intel, Qualcomm et AMD sont en hausse de 2,3% à 6,5%.

VALEURS

En Europe, où les négociations ont été limitées du fait de la hausse, la plupart des grands secteurs du Stoxx 600 se sont retrouvés dans le vert, l’énergie (+1,78%), la consommation discrétionnaire (+2,46%) et la distribution (+4,81%). meilleures performances.

TotalEnergies progresse de 2,1%, tandis que dans le luxe, LVMH, Hermès et Kering passent de 2,4% à 3,6%.

Dans l’actualité des entreprises, le fabricant de tubes en acier Vallourec, avec une baisse de 7,1%, a subi un placement d’actions par plusieurs investisseurs avec une décote de 12,5% par rapport à son cours de clôture de mercredi.

Les spécialistes des semi-conducteurs STMicroelectronics et ASM International ont profité de l’annonce de l’acquisition de VMware par Broadcom.

Dans le reste de l’Europe, l’opérateur de télécommunications BT a cédé 2,2% après avoir annoncé que le gouvernement britannique ouvrirait une enquête sur l’implication de Patrick Drahi, le fondateur d’Altice, dans son capital.

CHANGEMENTS

L’indice du dollar a perdu 0,19% contre un panier de devises de référence, et les “minutes” de la Fed n’ont pas surpris.

L’euro, quant à lui, a augmenté de 0,43% à 1,0715 dollar, tandis que la livre a atteint un plus haut de trois semaines face au dollar vert à 1,2620.

TAUX

Les rendements obligataires ont peu varié dans un contexte de récession des craintes inflationnistes au vu des derniers résultats publiés par les entreprises. Le bon du Trésor à dix ans a perdu trois points de base à 2,7756 %.

En Europe, le rendement à 10 ans du Bund allemand a gagné environ cinq points de base à 0,9940%, après avoir atteint 0,877% en séance, son plus bas niveau depuis le 13 mai, en raison des incertitudes sur l’ampleur de la hausse des taux prévue par la BCE en juillet.

HUILE

Les prix du pétrole sont soutenus à la fois par les craintes d’approvisionnement suscitées par l’embargo européen sur les hydrocarbures russes et par l’annonce d’une baisse plus importante que prévu des stocks de pétrole brut américain au cours de la semaine précédant mai.

Le Brent a augmenté de 2,82% à 117,26 dollars le baril et le West Texas Intermediate (WTI) a augmenté de 3,62% à 114,36 dollars.

(Reportage de Claude Chendjou, édité par Jean Terzian)

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