Si les résultats des sortants du primaire se sont améliorés ces cinq dernières années, notamment en ce qui concerne la capacité à lire à voix haute couramment, ils restent encore insuffisants : en rentrée de 6e, 27 % des élèves n’ont pas le niveau attendu en français , près d’un tiers en mathématiques. A peine un élève sur deux peut lire facilement un texte et la dégradation de l’orthographe est devenue préoccupante.
Face à ce constat, le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Pap Ndiaye, a annoncé ce matin plusieurs mesures relatives au cycle 3, qui fait le lien entre l’école et l’université et comprend les classes CM1, CM2 et 6e. A l’école primaire, l’effort pédagogique réalisé pendant 5 ans en CP, CE1 et CE2 doit se poursuivre avec la même intensité et le compléter par une action déterminée dans les classes de CM1 et CM2 afin d’assurer dans la durée l’acquisition des fondamentaux connaissances nécessaires à la réussite de chaque élève :
- A partir de ce mois de janvier, les recommandations pédagogiques (par exemple sur la pratique régulière de la dictée, la pratique quotidienne de l’écriture, la régularité du calcul mental) s’adressent aux enseignants, formateurs et inspecteurs de CM1 et CM2 pour afin de leur donner les moyens de les aider à. tous les élèves réussissent ;
- Dès la rentrée 2023, tous les élèves de CM1 passeront des évaluations nationales en français et en mathématiques qui donneront aux enseignants des repères pédagogiques pour éviter que les difficultés ne s’installent.
Alors qu’elle doit permettre une continuité entre l’école et l’université et consolider les connaissances fondamentales, la 6ème représente souvent une rupture brutale pour les élèves et leurs familles.
Le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Pap Ndiaye, entend construire une nouvelle 6ème qui permet à chaque élève, dans la continuité des actions déjà menées à l’école primaire, de maîtriser les savoirs fondamentaux indispensables pour poursuivre sa scolarité. Pour résoudre les difficultés scolaires et donner aux étudiants les mêmes chances de réussite, dès la rentrée 2023, les mesures suivantes seront mises en place :
- Les professeurs des écoles interviendront en 6ème pour faciliter la transition entre l’école et l’université et soutenir l’apprentissage des savoirs fondamentaux ;
- Chaque étudiant bénéficiera d’une heure hebdomadaire d’accompagnement ou de complément d’études en mathématiques ou en français, autour de compétences clés, afin de remédier aux difficultés des plus fragiles et cultiver l’excellence des plus à l’aise ;
- Le système “Devoirs faits” deviendra obligatoire afin de donner plus d’autonomie aux élèves et ainsi réduire les inégalités d’apprentissage.
Il tentera également de tenir compte du jeune âge des étudiants lors de leur entrée à l’université. La question de la sécurisation de l’espace scolaire pour leur tranquillité et la construction de leur estime de soi est fondamentale :
- Mise en place de nouvelles dispositions, au gré des équipes, par exemple dans le cadre des concertations du Conseil National de Remboursement (aménagement des espaces scolaires, accompagnement et tutorat par un enseignant…) ;
- Renforcement des activités culturelles et de la pratique sportive (élargissement de la partie collective du Pass culture aux 6ème et 5ème et généralisation des 2 heures de sport par semaine).
Dans les prochaines semaines, une concertation débutera avec tous les acteurs de la communauté éducative sur l’évolution des 5e, 4e et 3e années pour qu’au terme du quinquennat, l’école soit le lieu où progressent tous les élèves. , ils grandissent et préparent leur avenir.
Tous les sujets seront abordés. Ce travail peut être lié aux méthodes d’évaluation. Le Diplôme National du Brevet sera révisé si nécessaire.
Ces évolutions incluent des engagements présidentiels déjà annoncés :
- Dès la rentrée 2023, la découverte des métiers dès la 5ème ;
- La promotion des compétences numériques (apprendre à coder notamment) et de la culture technologique dans le cadre d’une revalorisation de l’enseignement technologique ;
- La lutte contre la sédentarité et l’inactivité physique par la généralisation de 2 heures de sport par semaine.
Le parcours des élèves, du primaire à la fin du secondaire, peut être adapté aux élèves qui en ont besoin afin qu’ils puissent acquérir les connaissances nécessaires en plus de temps.
Les équipes pédagogiques seront invitées à se saisir de tous ces nouveaux aménagements et, le cas échéant, à les enrichir dans le cadre des concertations CNR “Notre école, faisons-le ensemble” afin d’apporter l’autonomie nécessaire, de valoriser la propriété de la réforme et son adaptation aux besoins de chaque école.