La société pharmaceutique Roche a annoncé mercredi avoir mis au point des tests PCR pour détecter le monkeypox. Le virus a déjà été détecté dans 16 pays et plus de 250 cas ont été recensés.
Une zone de déjà-vu. Alors qu’il y a eu plusieurs cas de monkeypox dans des régions du monde où la maladie est rare, le géant pharmaceutique suisse Roche a annoncé mercredi avoir développé des tests PCR pour détecter le virus.
Ces tests ont été développés par Roche et sa filiale TIB Molbiol. “Roche a très rapidement développé une nouvelle série de tests pour détecter le virus de la variole et surveiller sa propagation”, a déclaré le directeur de la division diagnostic de Roche dans un communiqué de presse.
#MEDIA – Roche est heureuse d’avoir développé très rapidement un nouvel ensemble de tests qui détectent le virus #monkeypox et aident à suivre sa propagation épidémiologique : #ROG #RHHBY pic.twitter.com/N2Vvc82LR4
— Roche (@Roche) 25 mai 2022
Les récentes épidémies, avec plus de 250 cas déjà signalés dans 16 pays au 22 mai, selon l’Organisation mondiale de la santé, sont atypiques, car elles surviennent dans des pays où la variole est une maladie caractérisée par des lésions cutanées, n’est pas endémique.
Les tests développés par Roche ne sont pas destinés au grand public, mais sont disponibles à des fins de recherche dans la plupart des pays du monde.
Premiers cas hors d’Afrique en 2003
Un premier kit détecte les orthopoxvirus, dont les virus de la variole simienne, un deuxième détecte spécifiquement les virus de la variole simienne, tandis qu’un troisième kit détecte les orthopoxvirus en précisant s’il existe ou non un virus du monkeypox.
Selon l’OMS, la maladie doit être détectée par un test PCR car les tests antigéniques ne peuvent pas déterminer s’il s’agit du virus monkeypox ou d’autres virus apparentés. Les meilleurs échantillons pour le diagnostic proviennent de lésions, d’écouvillons d’exsudat (liquide produit par la plaie) ou de croûtes de lésion.
Le monkeypox ou orthopoxvirus du singe est, selon l’OMS, une zoonose virale rare (un virus transmis à l’homme par les animaux) dont les symptômes sont moins sévères que ceux observés par le passé chez les sujets atteints de variole.
Avec son éradication en 1980 et l’arrêt ultérieur de la vaccination contre la variole, cet orthopoxvirus est devenu le virus le plus important de son espèce.
Des cas ont été confirmés aux États-Unis en 2003, marquant la première épidémie de la maladie en dehors de l’Afrique. La plupart avaient été en contact avec des chiens de prairie domestiques, infectés par des rongeurs africains importés.