Jour J des législatives : Un peu plus de 48 millions d’électeurs sont appelés aux urnes dimanche pour le second tour des élections où le président Emmanuel Macron espère obtenir une nouvelle majorité face à une gauche revigorée.
Huit des neuf candidats soutenus par le Nupes pour ce second tour ont été retenus en Martinique, Guadeloupe et Guyane, qui restent donc largement à gauche. Outre Justine Bénin, la République en marche perd un siège en Guyane et un autre en Guadeloupe, le député sortant Olivier Serva a fait le choix de démissionner du parti d’Emmanuel Macron pour cette élection.
Ils avaient déjà placé Jean-Luc Mélenchon à la première place lors du premier tour de l’élection présidentielle du 10 avril.
Malgré le score important obtenu par Marine Le Pen dans ces territoires lors du second tour de la présidentielle, le seul candidat RN parvenu au second tour, Rody Tolassy en Guadeloupe, n’a pas réussi à évincer le député sortant Max Mathiasin (DVC). en Guadeloupe.
Guadeloupe
La Guadeloupe reste à gauche : seul macro-candidat à l’élection, la secrétaire d’Etat à la Mer et députée sortante Justine Bénin a été battue, tandis que trois élus sur quatre ont reçu le soutien du Nupes. L’abstention a de nouveau été très élevée avec un taux de participation inférieur à 28,23 %.
Dans la première circonscription, le député sortant Olivier Serva, ex-LREM et soutenu par LFI pour le second tour, non sans faire sensation au sein du parti, a été élu avec 74,04 % des suffrages.
Dans la deuxième circonscription, Christian Baptiste, candidat du Nupes, a été élu avec 58,65% des suffrages face à la députée sortante Justine Bénin, récemment nommée secrétaire d’Etat à la Mer.
Dans la troisième circonscription, le candidat RN Rody Tolassy n’a pas réussi à obtenir un siège de parlementaire alors que dans l’archipel où Marine Le Pen avait réalisé son meilleur score (près de 70 %) au second tour de l’élection présidentielle. Le député sortant Max Mathiasin (SE), qui avait terminé deuxième du premier tour, l’a finalement emporté dans ce second tour (52,12 % des suffrages).
Dans la quatrième circonscription, sans suspense, Elie Calife, soutenu par LFI, a été élu avec 100 % des suffrages exprimés. Il était le seul candidat à se présenter après le désistement de son adversaire Marie-Luce Penchard.
Martinique
Jiovanny William, Marcellin Nadeau et Johnny Hajjar, avec le soutien de LFI, découvriront les bancs de l’Assemblée nationale pour la première fois de leur carrière politique. Ils ont été élus respectivement dans les première (Centre), deuxième (Nord) et troisième (Fort-de-France) circonscriptions de la Martinique. Jean-Philippe Nilor a été élu pour la troisième fois consécutive dans la quatrième circonscription (Sud). Il devance largement son prédécesseur et ancien mentor Alfred Marie-Jeanne.
La formation politique de l’ancien président du Conseil exécutif du gouvernement territorial de la Martinique, le Gran Sanblé, a également été battue dans toutes les circonscriptions de l’île alors qu’il était parvenu à qualifier ses quatre candidats au second tour de la législature.
Plus élevée qu’au premier tour, la participation est restée très faible, avec seulement un quart des électeurs se rendant aux urnes (25,71%, 4 points de plus qu’au premier tour).
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Guyane
Les électeurs guyanais ont choisi le renouveau. Dans la première circonscription, qui comprend la préfecture de Cayenne, c’est Jean-Victor Castor qui endosse la candidature du député. Ce militant du Mouvement pour la décolonisation et l’émancipation sociale (MDES) a séduit Yvane Goua qui avait le soutien de LFI dans cette circonscription qui a laissé vacants les différents députés de gauche Gabriel Serville élu à la tête de la collectivité Guyane (CTG).
Dans la deuxième circonscription, Lénaïck Adam, qui avait le soutien de la majorité présidentielle, a été évincé de son siège de député par Davy Rimane. Le syndicaliste, soutenu par LFI, a obtenu 54,12 % des suffrages exprimés.
Au second tour, l’abstention a diminué dans les deux circonscriptions.
Saint-Barthélemy et Saint-Martin
Frantz Gumbs, le candidat de plusieurs centres soutenu par la majorité présidentielle Ensemble ! il a été élu député. Il a obtenu 67,21 % des suffrages exprimés, soit 3 921 voix. La participation a été très faible dans les deux îles, avec 24,56%, près de deux points de moins qu’en 2017 (26,11%).
Saint Pierre et Miquelon
Au terme d’un duel serré, l’ancien président de la collectivité territoriale (2017-2020) Stéphane Lenormand (AD, plusieurs droite) a été élu député de ce territoire dans la circonscription unique, avec 50,36 % des suffrages, face à Olivier Gaston. Seuls 19 votes ont séparé les deux candidats et 186 bulletins nuls ont été enregistrés.