Législatives 2022 : Droite et gauche, l’opposition demande la démission d’Elisabeth Borne

Parmi eux, Manuel Bompard, le nouveau député Nupes-LFI des Bouches-du-Rhône, qui s’est exprimé au micro de RMC-BFMTV. Pour lui, « une démission d’Elisabeth Borne et de son gouvernement serait la logique politique du résultat des élections. Il n’a pas réussi à convaincre la majorité des députés à l’Assemblée nationale et n’a aucune légitimité pour gouverner, cela me paraît évident. »

Dès hier soir, le député Nupes-LFI Éric Coquerel, lui aussi récemment réélu en Seine-Saint-Denis, tenait le même discours sur France Info. Il a estimé que sans majorité, Elisabeth Borne ne pouvait plus “rester Premier ministre”. Il a également indiqué qu’une motion de censure contre le gouvernement sera présentée à l’Assemblée nationale le 5 juillet, date à laquelle Elisabeth Borne doit prononcer son discours de politique générale et demander la confiance de la chambre.

Continuité et stabilité

Cette motion de censure, le député LR Aurélien Pradié a déjà annoncé qu’il ne voterait pas. Il ne fait aucun doute, pour l’instant, d’une alliance des oppositions pour faire tomber le gouvernement. Pourtant, des voix de droite, comme Rachida Dati hier soir à l’annonce des résultats, appellent aussi le Premier ministre à quitter Matignon.

C’est aussi le cas de Louis Aliot, invité de France Inter ce lundi matin. “Il y a une élection cruciale du Premier ministre, qui permet une continuité politique et une stabilité politique qu’elle n’aura pas”, a-t-elle déclaré. En position de force avec 89 députés à l’Assemblée nationale, le Congrès national cherche à peser comme une force de l’opposition et a revendiqué, ce lundi matin, la présidence de la commission des finances, un poste traditionnellement réservé à l’opposition.

Refonte

Dans le 3e arrondissement de Paris, le leader de la Renaissance Stanislas Guérini a été réélu de justesse. Au micro de RTL ce lundi matin, il a fait part de sa tristesse de revoir certains de ses partenaires – Christophe Castaner, Richard Ferrand, Amélie de Montchalin. Il a également défendu la place d’Elisabeth Borne à Matignon et jugé un vote de censure improbable. “Lorsqu’il y a une motion de censure, ceux qui la soulèvent doivent présenter une contre-proposition et la faire voter. Je ne vois pas que toutes nos oppositions votent pour la même motion de censure. »

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Face au Nupes, en deçà de leurs espérances mais qui pourrait être le premier groupe de l’opposition s’il reste uni, et au RN, qui n’aurait pas imaginé mettre fin à un groupe d’environ 90 députés, les macronistes n’ont-ils obtenu qu’une étroite majorité relative. Ce qui rend l’avenir très incertain

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