Suite aux législatives, les noces peinent à rester groupées

Jean-Luc Mélenchon, Paris, dimanche 19 juin 2022. BERTRAND GUAY / AFP

Dans la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), il y a les optimistes, ceux qui vantent les « retrouvailles » d’une famille nombreuse. Des critiques, comme le secrétaire général du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, qui a lancé, dimanche soir 19 juin, une alliance qui ne parle qu’à une partie de la France. Les réalistes aussi, qui y voient les premières preuves de leur solidité. Vous n’aurez pas à attendre longtemps.

Dans son pacte fondateur, le Nupes, qui compte 142 sièges, avait promis à chacun un groupe parlementaire, coordonné dans un intergroupe. Une base de discussion qui avait rendu possible ce rapprochement entre forces de gauche. Mais depuis lundi matin 20 juin, les nouveaux députés, “rebelles” notamment, insistent pour être comptés comme “le premier groupe d’opposition” devant le Mythe national (RN).

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Groupe ou intergroupe, à l’Assemblée nationale, ce n’est pas la même chose. Selon la réglementation, les différentes compétences sont attribuées en fonction du nombre de la première et non de la seconde. Ainsi, au sein des Nupes, la question commence à se poser. Du bout des lèvres, d’abord. « À l’heure actuelle, nous avions en fait commencé avec un intergroupe, chacune des composantes avec son propre groupe. On retrouvera les membres des Nupes, et c’est probablement ce à quoi on s’est engagé », a déclaré lundi matin à RTL Mathilde Panot, en route pour rester présidente du groupe La France insoumise (LFI). à l’Assemblée. Groupe ou intergroupe, il y a désormais l’ombre d’un doute.

“Quatre groupes seront plus forts qu’un”

Un peu avant 15 heures, Jean-Luc Mélenchon quitte le siège de LFI. Devant les caméras qui l’attendent, il lâche une bombe. Ou plutôt une “proposition”. “Les noces devraient former un seul groupe au Parlement”, a-t-il déclaré. “Je ne propose pas la fusion”, a-t-il dit, évoquant l’idée de maintenir une “délégation”, comme au Parlement européen. “Tout le monde peut retourner à l’école, mais le signal qui sera envoyé au pays est un blocage”, a-t-il déclaré. Hier soir, j’avais l’impression que c’était l’état d’esprit, notamment, de Julien Bayou et Olivier Faure. »

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Le déclic est immédiat. Un à un, le staff socialiste, écologiste et communiste dit « non ». “La gauche est plurielle, elle est représentée dans sa diversité à l’Assemblée nationale. C’est une force au service des Français. Vouloir éliminer cette diversité est une erreur, et je m’y oppose », a écrit sur Twitter la socialiste Valérie Rabault, présidente du groupe socialiste lors de la précédente législature. Le porte-parole du PS, Pierre Jouvet, a ajouté : « Il y aura un groupe socialiste. »

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