La ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, Amélie Oudéa-Castéra, et le patron de Paris 2024, Tony Estanguet, au siège du comité d’organisation à Saint-Denis, le 31 mai. FRANCK FIFE / AFP
Le jeu des chaises musicales sur la carte de ses JO a duré quelques mois. Relancée fin janvier par les déchaînements des fusillades de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), la polémique avait fait grand bruit en mars lorsque des basketteurs français, menés par Evan Fournier, s’étaient indignés pour des travaux dans le hall 6 du Parc des Expositions de Paris.
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Mardi 21 juin, les organisateurs des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 (Cojop) ainsi que le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, ont mis fin à cinq mois de rumeurs et de spéculations. Le patron de 93 ans, déterminé à préserver le nombre d’épreuves olympiques sur son territoire – “une ligne rouge” – a confirmé que le tournoi préliminaire de boxe remplacerait numériquement le tir, dans une salle du parc des expositions de Villepinte selon l’hypothèse plus sérieuse.
“La Seine-Saint-Denis restera au cœur des Jeux”, assure Stéphane Troussel, qui célèbre une décision “qui colle parfaitement à l’ADN de la Seine-Saint-Denis, compte tenu de l’attrait de la boxe auprès d’un jeune public”. . .
Le président du Sequano-Dyonisien ne fâche pas son plaisir, son département accueillera, en plus de la boxe, des épreuves supplémentaires : le pentathlon d’escrime moderne et le volley assis (Jeux Paralympiques), dans des lieux encore à définir, ainsi que l’épreuve cycliste. à Clichy-sous-Bois.
Les demi-finales et finales du tournoi de boxe se déroulent à Roland-Garros, sur la piste Philippe-Chatrier et non plus sur la piste Suzanne-Lenglen, dont la couverture – les travaux sont en cours – ne permet pas d’organiser le tournoi de boxe dans les conditions requises conditions de luminosité et de température.
Cinq mois de crise
Cette révision de la carte des enceintes olympiques de Seine-Saint-Denis met fin à plusieurs mois de désaccords et de réunions de crise entre les équipes de Stéphane Troussel et celles de Paris 2024. Ces dernières semaines, les deux “partenaires” avaient, sous au l’instigation du délégué interdépartemental aux Jeux olympiques et paralympiques (Dijop), Michel Cadot, a intensifié ses échanges pour “passer au premier plan” et trouver une alternative au départ du tournage de Seine-Saint-Denis.
Le site des Essences, situé dans le parc Georges-Valbon de la Courneuve, n’offrait pas les garanties nécessaires, notamment en termes d’équipements, de normes olympiques et nécessitait des investissements supplémentaires. Après avoir envisagé “d’annexer” le boulodrome voisin, les deux camps de l’Olympique ont finalement décidé, au vu des risques budgétaires et calendaires posés par d’éventuelles ressources administratives, de déplacer le stand de tir.
Probablement la direction de l’Indre, où le champion olympique français Jean Quicampoix doit défendre son titre au Centre national de tir de Châteauroux, à plus de 270 km de Paris. Une base “pas encore taxée mais prioritaire” selon le Cojop, qui a aussi le mérite d’être défendue par la Fédération internationale de tir.
“Pas d’alerte rouge”
Le terrain des Essences, dont la dépollution se poursuit – projet de 12 millions d’euros financé par Solidéo, la société qui livre les travaux olympiques – et où est maintenu le projet de renaturalisation post-Jeux, servira de point de départ pour la paramarathon et pour l’épreuve cycliste ouverte à tous. Le parc Georges-Valbon (parc de la Courneuve) disposera également d’un lieu vivant, calqué sur le Trocadéro à Paris, et devrait être “un lieu de rencontre pour toute la Seine-Saint-Denis” pendant les Jeux, selon Stéphane Troussel.
Interrogé sur le coût de cette nouvelle révision du concept, deux ans après la précédente imposée par le Covid, Paris 2024 affirme que la délocalisation partielle de la boxe n’est qu'”un transfert de dépenses pour l’aménagement d’un site provisoire. [Roland-Garros] à un autre [Villepinte] » ; cependant, la discipline est désormais programmée à deux endroits et non plus à un seul. Quant au tournage, il reste à voir, si le Centre national de Châteauroux est retenu, “préciser dans les prochains jours avec les élus locaux et la fédération les conditions d’accueil des manifestations”.
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Si le plan du site de la Seine-Saint-Denis est désormais connu, l’échange prévu entre basket et handball – le tournoi préliminaire de basket remplacerait, au stade Pierre-Mauroy de Lille, le tournoi de handball qui se déroulerait dans les expositions du Parc. à Paris, il n’a pas encore été officialisé.
Je ne suis pas sûr que ce soit le 12 juillet, date du prochain conseil d’administration de Paris 2024, lors duquel la révision du concept devra être validée. A deux ans des Jeux de Paris, Dijop tient pourtant à rassurer : « Il n’y a pas d’alerte rouge (…) On continue avec un calendrier qui permet de changer de place tout en limitant les risques. »
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Nicolas Lepeltier