L’affaire est dans la tourmente depuis la semaine dernière et devient folle depuis qu’elle a été révélée sur les réseaux sociaux. L’incident s’est produit lundi 13 juin à l’école libre Saint-Michel, située dans le quartier Saint-Éleuthère à Tournai.
Ce sont nos camarades de Nord Éclair qui ont expliqué le malheur subi par une fillette de 4 ans juste avant la récréation. L’élève de 2e a été puni pour avoir frappé un camarade de classe. Pour l’instant, rien d’étrange, si ce n’est les méthodes choquantes utilisées par les deux professeurs. Ce dernier a fait asseoir la jeune fille sur une chaise dans un couloir et lui a attaché les mains avec du ruban adhésif.
La direction et le pouvoir organisateur (PO) de l’école Saint-Michel ont confirmé les faits, qui ne garantissent en rien : “C’est la première fois que nous rencontrons une telle situation. disent Estelle Tahay, la présidente du PO, et Guy Delhaye, patron de l’établissement de Tournai. Le comportement inacceptable des deux professeurs n’a pas sa place dans notre école. Ils voulaient donner une bonne leçon à la jeune étudiante mais il y avait d’autres moyens de la punir. Bien sûr, nous nous sommes excusés auprès de la petite fille, sa mère, et les avons réitérés.“
Une procédure disciplinaire a été engagée
Comment trouver une justification de similarité à ce glissement ? “Jusqu’à présent, personne n’a été en mesure d’envoyer la solution parfaite, ce qui n’est pas étrange. (NDLR : cinq ans pour l’un et dix ans pour l’autre), explique le réalisateur, Guy Delhaye. Leur comportement s’explique par un enchaînement de circonstances malheureuses. L’école un peu déconcertée bat régulièrement les écoliers. Mais cela n’excuse en rien cette punition.“
Un dossier disciplinaire a été ouvert contre les enseignants, dont l’un a déjà été suspendu jusqu’à la fin de l’année scolaire. Son partenaire est absent jusqu’au 30 juin. “Nous sommes en train de rassembler toute la documentation nécessaire pour engager cette procédure disciplinaire. Nous obtenons nos informations auprès du SeGEC (Secrétariat général de l’enseignement catholique), mais c’est un processus de longue haleine.“
Enseignants insultés et menacés
Parlant d’une véritable humiliation pour sa fille, la maman a confié à notre confrère de Nord Eclair qu’elle avait bien l’intention de porter plainte à la police. Les deux enseignants, soutenus psychologiquement par l’école Saint-Michel, ont fait face à une vague de commentaires, parfois haineux et racistes, sur les réseaux sociaux. Un lynchage que regrette l’école Saint-Michel. “Ils ont été insultés et même menacés», précisent Estelle Tahay et Guy Delhaye.
La direction et le pouvoir organisateur se seraient bien passés de cette affaire qui nuit à l’image de cet établissement tournaisien réputé.
“Lundi nous avons envoyé une lettre aux parents des élèves les informant de cet incident et pour marquer notre désapprobation. Nous n’avons eu aucun commentaire négatif. Tous les enfants sont présents en classe. Nous avons reçu des marques de soutien de certaines familles. »souligne le chef d’établissement, Guy Delhaye.
En l’absence des deux enseignantes, l’école Saint-Michel a dû chercher des solutions pour empêcher les enfants de la 2ème année de maternelle de poursuivre leurs études jusqu’à fin juin. “On a réaménagé les choses en repositionnant les habituelles dans d’autres classes. »assure enfin M. Delhaye.