La solution originale testée par Infrabel pour lutter contre les mauvaises herbes sur les rails : un train à eau bouillante !

Le gestionnaire du réseau ferroviaire belge, Infrabel, teste actuellement un “train à eau chaude” dans l’est du pays. Objectif : Réduire l’utilisation d’herbicides contre les mauvaises herbes sur les voies Le nouveau prototype de train a été dévoilé lundi.

Les mauvaises herbes qui poussent entre les voies posent un problème de sécurité. “Il n’y a personne à Infrabel qui défende l’idée d’un usage inutilement prolongé des herbicides, a déclaré Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel. Il faudrait les remplacer au plus vite par des alternatives plus respectueuses de l’environnement. Pourtant, en Belgique comme dans d’autres Réseaux ferroviaires européens, les herbicides restent un mal nécessaire pour assurer la sécurité du trafic et du personnel, en effet, lorsque la végétation se développe sur le ballast, le tapis de cailloux qui se trouve sous les rails et qui agit comme un amortisseur : il est susceptible de perturber le la géométrie “au millimètre près” des voies et leurs qualités de drainage. il menace la sécurité des trains.”

De même, la végétation qui deviendrait luxuriante aux abords immédiats de la voie pourrait déranger le personnel d’entretien qui inspecte le réseau à pied, mais aussi masquer certains défauts ou gêner la perception des feux de circulation.

C’est pourquoi Infrabel a développé un ‘train à eau chaude’, conçu pour lutter contre les mauvaises herbes sur plus de 8.000 km de voies ferrées de manière plus respectueuse de l’environnement. Le train mesure 180 m de long et se compose de deux locomotives avec cinq voitures. Trois d’entre eux sont des réservoirs bien isolés qui contiennent 3 fois 50 000 litres d’eau chauffée à 90° Celsius.

L’inspiration est venue de la Suisse, qui a été le premier pays à tester un train conçu pour lutter contre la végétation d’eau chaude. Le gestionnaire ferroviaire Infrabel s’est inspiré de ce prototype et a développé sa propre technologie en Belgique.

Selon Infrabel, les premiers tests sont encourageants et seront donc prolongés jusqu’au début de 2023 sur une partie de l’axe ferroviaire d’Anvers à la frontière allemande.

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